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§ 01 · Histoire et modèles

La 928 S4 (1986-1991) — le lifting qui rapproche la 928 d'une voiture mondiale

Porsche 928 · 1977–1995 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Le restylage le plus marqué de toute la carrière du modèle

Commercialisée à partir du second semestre 1986 en tant que millésime 1987, la 928 S4 généralise à tous les marchés le bloc 5,0 litres à quatre soupapes par cylindre déjà introduit l'année précédente aux États-Unis, ici porté à 320 ch (235 kW) à 6 000 tr/min. Selon Paul Hensler, alors responsable du développement des motorisations chez Porsche, ce moteur reprend pour base le bloc catalysé à quatre soupapes déjà utilisé sur la fin de carrière de la 928 S, mais recalibré pour le supercarburant sans plomb de manière à délivrer une puissance identique avec ou sans catalyseur — un point notable à une époque où l'équipement antipollution pénalisait encore fréquemment les performances.

La carrosserie reçoit son évolution la plus visible depuis le lancement de 1977 : nouveau bouclier avant avec projecteurs antibrouillard et feux d'appoint redessinés, spoiler avant modifié avec ouvertures de refroidissement des freins, partie arrière redessinée avec nouveaux feux et aileron, et carénage de soubassement. Une nouvelle gestion électronique des volets de calandre, n'ouvrant le passage de l'air que dans la stricte mesure des besoins de refroidissement du moteur et de la climatisation, contribue elle aussi à l'amélioration du Cx, ramené de 0,41 à 0,34 — un gain substantiel pour une silhouette pourtant peu retouchée dans ses grandes lignes. Voir Du « nez de requin » anguleux au restylage 1987 — l'évolution de carrosserie de la 928 pour le détail de cette évolution stylistique.

Performances et équipement

Le 0-100 km/h s'effectue désormais en 5,9 secondes, pour une vitesse de pointe de 270 km/h (265 km/h avec la boîte automatique). Le directeur du développement Porsche de l'époque, Ulrich Bez — qui avait succédé à Helmuth Bott — aurait qualifié la 928 S4 de « diamant qui brillera encore davantage après une taille plus fine », signe de la confiance de la direction dans les marges de progression du modèle malgré son âge déjà avancé.

À partir de 1989, l'arrivée au catalogue de la 928 GT plus sportive (voir 928 GT (1989-1991) — le pôle sportif de la gamme, en alternative à la S4) recentre la S4 sur un rôle de confortable voiture de voyage : elle n'est alors plus proposée qu'avec la boîte automatique à quatre rapports, elle-même retravaillée pour ne plus rétrograder en première mais directement en seconde à l'arrêt. Un nouveau combiné d'instruments avec ordinateur de bord et un système électronique d'information et de diagnostic intégrant en série un contrôle de pression des pneus complètent l'évolution. En 1990, un différentiel autobloquant électronique à taux variable (PSD, Porsche-Sperr-Differential, de 0 à 100 % de blocage, dérivé de celui de la 959) devient disponible, ainsi qu'une ligne d'échappement à double sortie jusque-là réservée à la GT. À partir du millésime 1991, un airbag devient disponible en option avant de passer de série au cours du même millésime.

La production de la 928 S4, comme celle de la GT, s'arrête en 1991, laissant place à l'ultime évolution du modèle, la GTS (voir 928 GTS (1991-1995) — l'aboutissement technique et la fin d'une lignée).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
de.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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