Aller au contenu
§ 13 · Achat administratif

Guide d'achat 928 — d'une voiture d'occasion boudée à un classique en appréciation

Porsche 928 · 1977–1995 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Par quel modèle commencer : un arbitrage entre budget d'achat et budget d'entretien

Le choix d'une génération de 928 (voir La 928 S (1979/1980-1986) — la montée en puissance progressive du grand tourisme, La 928 S4 (1986-1991) — le lifting qui rapproche la 928 d'une voiture mondiale, 928 GT (1989-1991) — le pôle sportif de la gamme, en alternative à la S4 et 928 GTS (1991-1995) — l'aboutissement technique et la fin d'une lignée pour le détail de chacune) dépend moins d'un budget d'achat, longtemps resté étonnamment bas pour l'ensemble de la gamme, que d'un budget d'entretien qui, lui, ne varie pas dans les mêmes proportions selon le millésime : les points de vigilance mécanique (courroie de distribution, voir Courroie de distribution et pompe à eau — le rendez-vous d'entretien qui ne se négocie pas sur une 928) restent globalement identiques sur toute la carrière du modèle. Les versions les plus tardives (S4, GT, GTS) offrent en contrepartie un niveau de fiabilité électronique et un raffinement d'équipement supérieurs, ainsi qu'un différentiel autobloquant PSD sur les versions les plus récentes (voir Boîtes de vitesses de la 928 — la manuelle « dogleg » issue de la course et l'automatique Mercedes).

Une dépréciation spectaculaire, suivie d'une remontée tout aussi nette

La 928 a connu, comme nombre de grand tourisme sophistiqués et coûteux à l'achat neuf, une dépréciation d'occasion très marquée durant les années 1990 et 2000 : des exemplaires des premières générations se négociaient alors à des prix comparables à ceux d'une simple voiture familiale d'occasion, un niveau très éloigné de leur prix catalogue d'origine. Des données de cote allemandes documentent une remontée sensible entre 2005 et 2010 : un exemplaire de première génération en état impeccable, coté environ 14 000 euros en 2005, atteint environ 22 500 euros en 2010, soit une progression supérieure à 50 % en cinq ans — une autre source évoque, pour la même période, une valeur de 19 000 euros pour un exemplaire en bon état non restauré. Ces chiffres, déjà anciens au regard de la date de rédaction de cette fiche, illustrent une tendance de fond plutôt qu'un niveau de prix actuel : la cote des 928, comme celle de la plupart des Porsche historiques, a vraisemblablement continué de progresser depuis, sans qu'une source récente n'ait pu être consultée pour l'actualiser précisément dans le cadre de cette session.

Les séries les plus recherchées

Sans surprise, les versions produites en très petite série concentrent la prime la plus nette sur le marché de la collection : la 928 S4 Club Sport (à peine une vingtaine d'exemplaires selon les sources, voir 928 S4 Club Sport et SE — la version allégée voulue par Heinz Branitzki) et la GTS en toute fin de carrière, réputée l'évolution la plus aboutie mécaniquement, figurent parmi les exemplaires les plus recherchés et les mieux valorisés de toute la gamme. Un exemplaire directement lié à l'histoire cinématographique du modèle, comme l'une des voitures ayant servi au tournage de Risky Business (voir Risky Business (1983) — pourquoi le réalisateur a choisi la 928 plutôt qu'une Ferrari ou une 911), peut atteindre des enchères sans commune mesure avec la cote d'un exemplaire équivalent dépourvu de cette provenance.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
de.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci