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§ 04 · Suspension châssis carrosserie

Le roulis, talon d'Achille de la suspension d'origine, et les correctifs successifs

Range Rover Classic · 1970–1996 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Le revers du confort : un roulis prononcé

La suspension à ressorts hélicoïdaux et long débattement, choisie pour concilier confort routier et aptitude tout-terrain (voir Des ressorts hélicoïdaux aux quatre roues dès 1970 — une avance technique sur les Land Rover Series), a une contrepartie bien connue des premiers utilisateurs : un roulis en virage important, inévitable sur un châssis aussi haut sur pattes lorsque les ressorts sont suffisamment souples pour offrir un débattement généreux hors-piste. Ce compromis est d'autant plus sensible que le poids du véhicule — accentué par l'ajout progressif d'équipements de confort au fil des années 1970 — sollicite davantage la suspension.

1980 : un premier correctif par l'abaissement

Le premier correctif apporté par Land Rover est relativement simple : en 1980, la suspension est abaissée de 20 mm, réduisant mécaniquement la hauteur du centre de gravité et limitant d'autant l'amplitude du roulis en virage, au prix d'une garde au sol légèrement réduite.

Des barres anti-roulis en complément

Cet abaissement est complété, au fil des évolutions ultérieures du modèle, par l'ajout de barres anti-roulis avant et arrière, qui limitent le débattement différentiel entre les roues d'un même essieu en virage sans pénaliser le débattement vertical global nécessaire au franchissement. Cette solution atteint son aboutissement le plus poussé sur l'édition spéciale CSK de 1990, qui reçoit des barres anti-roulis avant et arrière renforcées associées à des amortisseurs sport spécifiques — un traitement dédié, exceptionnel dans la gamme Range Rover Classic (voir La CSK (1990) — 200 exemplaires en hommage à Charles Spencer King).

L'aboutissement final : la suspension pneumatique

La réponse la plus aboutie au compromis initial entre confort et tenue de caisse n'arrive qu'en toute fin de carrière, avec l'introduction de la suspension pneumatique électronique sur les versions haut de gamme à partir de 1992 — un système capable d'ajuster automatiquement la fermeté et la hauteur de caisse selon les conditions de conduite, réglant ainsi bien plus finement le compromis que ne pouvaient le faire de simples ressorts hélicoïdaux, aussi bien conçus soient-ils (voir 1992 — la suspension pneumatique électronique (EAS), une première mondiale sur un 4x4).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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