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§ 02 · Moteur

Le compresseur Paxton et l'arrivée d'Andy Granatelli — naissance du R2

Studebaker Avanti · 1962–1963 · 1 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une acquisition qui doit tout aux relations personnelles d'Egbert

En mars 1962, Studebaker-Packard rachète Paxton Products, fabricant de compresseurs volumétriques, et récupère au passage les services de son dirigeant, Andy Granatelli, figure déjà légendaire du « hot-rodding » américain. Le lien remonte à l'époque où Sherwood Egbert dirigeait la McCulloch Corporation : c'est McCulloch qui avait vendu sa filiale Paxton Engineering à Granatelli en 1958, quatre ans avant qu'Egbert ne le retrouve chez Studebaker. Cette filiation explique aussi pourquoi Egbert, bien qu'étranger à l'automobile, connaissait déjà personnellement la suralimentation lorsqu'il rêvait de sa voiture de sport idéale.

Le R2 : environ un cheval brut par pouce cube

Le compresseur Paxton, monté sur le V8 289 déjà revu par Gene Hardig, donne naissance à la version R2 de l'Avanti : la puissance grimpe à environ 290 chevaux bruts (216 kW), soit approximativement un cheval brut par pouce cube de cylindrée (61 ch/litre), une performance remarquable pour l'époque. Revers de la suralimentation : la climatisation n'est jamais proposée sur les Avanti R2, le compresseur Paxton occupant tout l'espace disponible sous le capot qui aurait été nécessaire au compresseur de climatisation. Avec la boîte manuelle, le R2 abat le 0 à 60 mph (0 à 97 km/h) en environ 7,5 secondes et dépasse les 120 mph (193 km/h) en pointe — de quoi distancer sur route n'importe quelle américaine de série, à l'exception des Corvette Sting Ray les plus musclées et de la toute nouvelle Shelby Cobra.

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Provenance de cette fiche
Site source
ateupwithmotor.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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