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§ 02 · Moteur

Le premier turbo Subaru (1983) — une suralimentation d'abord pensée pour la fiscalité, pas pour la performance

Subaru Leone · 1971–1994 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une réponse à la mode japonaise du turbo... et à sa fiscalité

En novembre 1982 (commercialisation début 1983), Subaru lance sa toute première automobile de série suralimentée : une Leone 1,8 litre associant pour la première fois moteur boxer, transmission intégrale et turbocompresseur (EA81T, 120 ch bruts environ, injection, boîte automatique uniquement dans un premier temps). Le contexte est autant fiscal que sportif : la fiscalité automobile japonaise de l'époque, indexée sur les émissions et non sur la seule cylindrée, encourageait les constructeurs à rechercher plus de puissance par la suralimentation d'un petit moteur plutôt que par l'augmentation de cylindrée — une réduction d'émissions et une meilleure économie de carburant, plutôt qu'un supplément de performance à tout prix, motivant le choix initial du turbo chez Subaru.

De l'EA81T à l'EA82T : la variante compétition dépasse les 190 ch

Le petit turbo (« baby turbo » selon la presse anglophone) équipant les premières Leone 4x4 turbo ne développe qu'environ 115 ch en version export EA82T de milieu des années 1980 — une puissance modeste comparée aux standards ultérieurs, mais suffisante pour l'époque sur un véhicule de 2,5 tonnes courtes. La version course, préparée pour les épreuves internationales de rallye en Groupe A/Groupe B (voir La Leone en championnat du monde des rallyes (1980-1989) — le Safari Rally comme terrain d'élection), pousse le même bloc EA82T jusqu'à environ 190 ch bruts — une démonstration du potentiel de développement de cette architecture pourtant conçue à l'origine pour un usage routier économique.

Une position à ne pas confondre avec celle des pionnières européennes du turbo

Le turbo Subaru de 1982-1983 arrive après plusieurs précédents déjà bien documentés côté européen et américain — l'Oldsmobile Jetfire (1962), la BMW 2002 Turbo (1973) et la Saab 99 Turbo (1978), cette dernière déjà traitée dans ce corpus (voir saab-96/) avec la même prudence de vocabulaire. Le turbo Subaru ne revendique donc à aucun titre la primeur absolue de la suralimentation automobile grand public ; son apport propre est ailleurs, dans l'association inédite entre turbocompresseur et transmission intégrale sur un même véhicule de grande série — combinaison alors totalement inédite que la presse anglophone spécialisée en rallye souligne explicitement au sujet des Leone Turbo 4x4 engagées au Safari Rally 1986.

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Provenance de cette fiche
Site source
ja.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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