Un accueil polarisé plutôt qu'unanime : la presse face au C-HR en 2016
« Est-ce allé trop loin ? »
Au Salon de Genève 2016, Car Design News titre son article sur le C-HR « Is it a step too far? ». Le média rapporte qu'une consigne interne chez Toyota aurait été de concevoir des véhicules perçus comme « plus excitants », pour un résultat jugé « pretty challenging » par les critiques : la face avant est décrite comme ayant un regard exagéré (« exaggerated stare »), les flancs comme « a riot of facets and creases » (un déferlement de facettes et de plis), et les poignées arrière dissimulées comme paraissant « suspended in mid-air ». La conclusion de l'article reste prudente : « on se demande si l'équilibre n'a pas un peu trop basculé de l'autre côté ».
« AutoBaroque »
Le blog spécialisé driventowrite.com, sous la plume du critique de design automobile Richard Herriott, qualifie le style du C-HR d'« autoBaroque » — une accumulation extrême de formes qu'il rapproche de l'exubérance automobile américaine des années 1950, par contraste avec la sobriété classique du Honda HR-V de 1999. L'auteur relève également la confiance commerciale affichée par le constructeur : « The CH-R is the product of a company who are very confident about their ability to sell cars », interrogeant : « Peut-on imaginer cela chez BMW, Audi, Ford ou Opel ? ». Son verdict reste suspendu : « à ce stade, il est trop tôt pour dire si le C-HR est vraiment réussi ».
Une rétrospective française qui confirme la polarisation initiale
Une rétrospective de Largus.fr résume : Toyota, « raillé pour son manque d'audace », a « surpris en 2016 » avec un « SUV au style venu d'ailleurs et diversement apprécié à son lancement » — une silhouette qualifiée de « curieuse […] mi-SUV, mi-coupé » qui « sort nettement du lot ».
Des avis plus enthousiastes, sans emporter l'unanimité
D'autres titres se montrent nettement plus favorables dès le lancement : Autocar relève que le C-HR « se distingue nettement parmi ses rivaux » et a « clairement été conçu pour ne ressembler à aucune autre Toyota en vente » ; Auto Express salue un « mélange audacieux d'angles et une posture de SUV surélevé », combinant « des indices stylistiques de coupé, de concept-car et de tout-terrain à effet saisissant ».
Un pari revendiqué par Toyota elle-même
Ce constat de rupture avec le conservatisme habituel de la marque est directement assumé par Toyota : Karl Schlicht, alors vice-président exécutif de Toyota Motor Europe, déclare en novembre 2016 que la « décision audacieuse d'évoluer vers un design saisissant et "accrocheur" » a déjà été reconnue par beaucoup, présentant ce choix comme découlant directement de la volonté du président Akio Toyoda de donner davantage de liberté stylistique aux équipes de design.
Voir aussi
- Site source
- cardesignnews.com, driventowrite.com, largus.fr, autocar.co.uk, autoexpress.co.uk
- Date d'extraction
- 14 sept. 2026
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