Targas, cabriolets et « Sport Roof » — l'histoire méconnue des toits ouvrants Celica et Supra
Des conversions non officielles, mais approuvées par le constructeur
Bien avant qu'un cabriolet Celica ne sorte officiellement d'usine, la société américaine Griffith commercialise dès 1979, avec l'aval de Toyota et via son propre réseau de concessions, une conversion targa/semi-cabriolet baptisée Sunchaser sur la Celica de deuxième génération, plus de 2 000 exemplaires étant réalisés avant l'arrêt de cette production en 1981. En Allemagne, une entreprise nommée Tropic propose en parallèle des conversions comparables, ainsi qu'un authentique cabriolet intégral et une version targa à lunette fixe baptisée TX22 — cette dernière société ayant même réalisé, en 1980, une conversion targa sur la toute première génération de Celica Supra sous le nom LEGATO.
Le partenariat industriel avec ASC, dès la troisième génération
À partir de 1984, Toyota officialise la production d'un véritable cabriolet d'usine en s'associant à la société américaine American Sunroof Company (ASC), installée à Long Beach (Californie) dans une usine dédiée construite pour l'occasion. Les caisses, structurellement renforcées, sont assemblées presque intégralement au Japon avant d'être expédiées vers la Californie où ASC découpe le toit, installe la capote électrique, la lunette arrière chauffante zippée et un cache-bagages rigide en trois parties. Cette collaboration se prolonge sur les deux générations suivantes (T160 et T180), avec un degré de sophistication croissant : à partir de 1990, certains cabriolets partiellement assemblés au Japon repartent même une seconde fois vers le Japon après leur conversion californienne, tant la demande locale pour cette carrosserie « à l'américaine » reste forte sur le marché japonais lui-même.
Le Targa « Sport Roof », signature de la Supra A70 et A80
Sur la Supra, c'est une architecture différente qui s'impose : un panneau de toit amovible de type targa, commercialisé sous le nom « Sport Roof » ou « Aero Top » selon les générations et les marchés, disponible dès le lancement de l'A70 en 1986 et reconduit sur l'A80 (1993-2002). Contrairement au cabriolet Celica, ce toit reste un authentique équipement d'usine plutôt qu'une conversion externalisée, cohérent avec le positionnement plus haut de gamme et plus technologique revendiqué par la Supra depuis sa rupture avec la Celica (voir Février 1986 — la rupture définitive : la Supra devient un modèle à part entière). Sur l'A80, cette option targa n'est proposée que sur certaines finitions selon les années et disparaît progressivement en toute fin de carrière américaine, à mesure que la gamme se resserre.
Voir aussi
- Deuxième génération Celica (A40/A50, 1977-1981) — le style californien de Calty et l'étonnante Celica Camry
- 1981-1986 — Celica et Supra sous la même plateforme A60, la dernière génération vraiment commune
- Février 1986 — la rupture définitive : la Supra devient un modèle à part entière
- Supra Mk4/A80 (1993-2002) — genèse et développement de la génération devenue culte
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Toyota_Celica ↗
- Février 1986 — la rupture définitive : la Supra devient un modèle à part entièreToyota Celica & Supra · Histoire et modèles
- 1981-1986 — Celica et Supra sous la même plateforme A60, la dernière génération vraiment communeToyota Celica & Supra · Histoire et modèles
- Supra Mk4/A80 (1993-2002) — genèse et développement de la génération devenue culteToyota Celica & Supra · Histoire et modèles
- Deuxième génération Celica (A40/A50, 1977-1981) — le style californien de Calty et l'étonnante Celica CamryToyota Celica & Supra · Histoire et modèles