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§ 04 · Carrosserie

L'évolution du design Celica à travers ses sept générations (1970-2006)

Toyota Celica & Supra · 1970–2006 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Du « coke bottle » à la ligne « Super Round »

Le style de la Celica traverse plusieurs ruptures esthétiques nettes en 36 ans de carrière : la ligne dite « coke bottle » (bouteille de soda) de la première génération (1970), directement inspirée des canons stylistiques américains du tournant des années 1970 ; le style plus anguleux et vitré du studio californien Calty sur la deuxième génération (1977, voir Deuxième génération Celica (A40/A50, 1977-1981) — le style californien de Calty et l'étonnante Celica Camry) ; la ligne « wedge » (en coin) plus tendue de la troisième génération (1981) ; puis, à partir de 1989, le parti pris entièrement inverse du style « Super Round », où Toyota revendique la suppression quasi totale des arêtes vives au profit de surfaces galbées, justifiée par un gain de rigidité structurelle à poids égal.

Les phares escamotables, signature de toute une époque

Introduits sur la Celica à l'occasion du restylage d'août 1983 de la troisième génération, les phares entièrement escamotables deviennent une signature visuelle du modèle pendant près de vingt ans, sur quatre générations consécutives (3ᵉ à 6ᵉ). Cette signature disparaît avec la septième et dernière génération (1999), pour des raisons réglementaires : les normes de sécurité piétons, de plus en plus strictes à travers le monde à la fin des années 1990, rendent ce type de mécanisme de plus en plus difficile à homologuer, un mouvement de fond qui touche à la même époque l'ensemble de l'industrie automobile mondiale, bien au-delà du seul cas Celica.

Une carrosserie qui grandit, puis qui doit rétrécir fiscalement

La largeur de la Celica progresse sensiblement au fil des générations, au point que la sixième génération (T200, 1993) sort du gabarit fiscal japonais standard — un dépassement qui alourdit la taxe annuelle de ses acheteurs japonais et illustre une tension récurrente, dans l'histoire de nombreux modèles sportifs japonais de l'époque, entre ambition internationale (carrosserie élargie pour l'exportation) et contraintes fiscales domestiques.

Un badge decliné sous d'autres noms, une pratique récurrente

La Celica sert de base à plusieurs modèles rebadgés vendus au Japon par d'autres réseaux de concessionnaires Toyota que le réseau Corolla Store qui la distribue en exclusivité : la Toyota Corona Coupé (réseau Toyopet Store, 1985-1989, sans les phares escamotables) sur la quatrième génération, et la Toyota Curren (réseau Vista Store, 1994-1998) sur la sixième — une pratique de segmentation commerciale par réseau de concessions propre au marché japonais de l'époque, déjà croisée ailleurs dans ce corpus sous d'autres formes.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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