Aller au contenu
§ 01 · Histoire et modèles

Février 1986 — la rupture définitive : la Supra devient un modèle à part entière

Toyota Celica & Supra · 1970–2006 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une seule phrase de Wikipédia résume huit ans d'histoire commune qui s'achèvent

« En février 1986, les liens entre la Celica et la Supra sont coupés ; elles deviennent deux modèles complètement différents. » Après huit années passées comme simple déclinaison haut de gamme et allongée de la Celica — d'abord sous le nom Celica XX/Celica Supra (1978, voir 1978 — la Supra naît comme simple déclinaison haut de gamme de la Celica (« Celica XX »)), puis dans une version davantage affirmée mais toujours bâtie sur la plateforme A60 commune (1981, voir 1981-1986 — Celica et Supra sous la même plateforme A60, la dernière génération vraiment commune) — la Supra troisième génération (A70) inaugure une existence entièrement autonome. Le nom « Celica » disparaît purement et simplement de sa dénomination commerciale : elle s'appelle désormais, tout simplement, Supra.

Deux architectures, deux plateformes, un seul mois de bascule

La coïncidence calendaire est frappante et directement documentée par les deux articles Wikipédia consacrés aux deux modèles : au moment même où la Supra A70 prend son indépendance sur la plateforme « A » — conservée intégralement pour son seul usage désormais —, la Celica avait déjà basculé, quelques mois plus tôt (août 1985), sur la plateforme « T » partagée avec la Corona, en abandonnant au passage la propulsion pour la traction avant (voir 1985 — la Celica bascule à la traction avant (quatrième génération, T160), une rupture technique assumée). À partir de ce point de bascule, les deux lignées ne partagent plus ni carrosserie, ni architecture de transmission, ni plateforme : la Celica devient une sportive compacte à traction avant (avec une déclinaison à quatre roues motrices, la GT-Four), tandis que la Supra reste une propulsion pure, dans un segment plus proche du grand tourisme.

Un nouveau six cylindres, une nouvelle ambition

La Supra A70 inaugure un moteur totalement inédit, le 7M-GE de 3,0 L (200 ch), qui devient le fleuron mécanique de Toyota jusqu'à l'arrivée du 2JZ de la génération suivante (voir Le 7M-GE/GTE puis le 1JZ-GTE — la Supra A70 entre dans l'ère du turbo de série). Elle introduit également plusieurs technologies inédites chez Toyota : la suspension électroniquement pilotée TEMS (Toyota Electronic Modulated Suspension), un système d'admission à résonance acoustique variable (ACIS), et — pour le marché américain — l'un des tout premiers moteurs de série sans distributeur d'allumage classique, à bobines individuelles montées sur les caches-culbuteurs.

Une identité visuelle qui rompt elle aussi avec la Celica

Le changement ne s'arrête pas à la mécanique : la Supra abandonne à cette occasion le logo « dragon » hérité de la Celica (porté en bleu depuis 1978) au profit d'un emblème propre, sans dragon, en lettres orange sur fond rouge — utilisé jusqu'en 1991, année où Toyota généralise son logo ovale actuel à l'ensemble de la gamme. Le détail complet de cette évolution graphique, qui matérialise la coupure aussi clairement que la mécanique elle-même, est traité dans L'identité visuelle de la Supra — du dragon bleu de la Celica au logo ovale Toyota.

Une production totale estimée à environ 241 000 exemplaires

Assemblée à l'usine de Tahara (Aichi) de février 1986 à avril 1993, la Supra A70 atteint une production totale estimée à 241 471 exemplaires toutes versions et tous marchés confondus. Elle reçoit, en toute fin de carrière (1990-1993, marché japonais uniquement, code JZA70), un six cylindres biturbo inédit, le 1JZ-GTE de 2,5 L — le tout premier représentant de la famille de moteurs JZ qui donnera naissance, sur la génération suivante, au 2JZ devenu légendaire (voir Le 2JZ-GE et le 2JZ-GTE — architecture d'un six cylindres devenu légende).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci