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§ 01 · Histoire et modèles

1981-1986 — Celica et Supra sous la même plateforme A60, la dernière génération vraiment commune

Toyota Celica & Supra · 1970–2006 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

La troisième Celica : phares escamotables et premier turbo

Introduite en août 1981, la troisième génération Celica (A60) conserve les carrosseries coupé notchback et Liftback et introduit un cabriolet à partir de 1984 (fabriqué en partenariat avec la société américaine ASC, voir Targas, cabriolets et « Sport Roof » — l'histoire méconnue des toits ouvrants Celica et Supra). Le restylage d'août 1983 apporte l'innovation la plus visible de la génération : des phares entièrement escamotables, remplaçant les optiques fixes d'origine — une signature stylistique qui marquera l'ensemble de la gamme Celica jusqu'à la fin des années 1990 (voir L'évolution du design Celica à travers ses sept générations (1970-2006)). Sur le plan mécanique, le marché japonais voit apparaître en septembre 1982 la Celica 1800 GT-T, premier Celica jamais suralimenté par turbocompresseur — toujours à propulsion à ce stade. Aux États-Unis, l'injection électronique devient de série sur l'ensemble de la gamme à partir d'août 1982, avec l'apparition d'une finition GT-S destinée à raviver l'image sportive du modèle, empruntant plusieurs éléments (suspension arrière indépendante, sièges) directement à la Supra.

La deuxième Supra : toujours « Celica XX » ou « Celica Supra », mais déjà plus affirmée

Refondue en même temps que la Celica pour le millésime 1982, la deuxième génération de Supra reste bâtie sur la même plateforme A60 et continue de porter le double nom Celica XX (Japon) ou Celica Supra (export). Elle se distingue déjà nettement de sa base par une face avant à phares escamotables propre, un empattement et une longueur accrus pour loger le nouveau six cylindres double arbre à cames 5M-GE de 2,8 L (145 ch à l'origine, jusqu'à 178 ch en fin de carrière selon les marchés), et une suspension entièrement revue et réglée par Lotus — un partenariat d'ingénierie externe resté peu connu du grand public. Wikipédia crédite même cette génération de la première informatique de navigation embarquée au monde, une antériorité technologique surprenante pour une simple évolution de Celica haut de gamme.

L-type et P-type : deux tempéraments sous une même robe

Sur le marché nord-américain, la Supra A60 se décline en deux profils mécaniquement identiques mais différenciés par leurs équipements : le P-type (« Performance »), doté de série d'un différentiel autobloquant, d'élargisseurs d'ailes en fibre de verre et de jantes alliage 14x7, et le L-type (« Luxury »), aux jantes plus étroites et à l'accent porté sur le confort (climatisation automatique, sellerie cuir en option). Cette segmentation interne préfigure, à une échelle plus modeste, la diversification de trims que connaîtra la génération suivante.

Une cohabitation qui se prolonge quelques mois au-delà de la rupture Celica

Fait resté peu souligné : alors que la Celica bascule à la traction avant dès août 1985 (voir 1985 — la Celica bascule à la traction avant (quatrième génération, T160), une rupture technique assumée), la production de la Supra A60 — toujours à propulsion, toujours bâtie sur l'ancien châssis A60 — se poursuit sans interruption jusqu'en décembre 1985, la nouvelle Supra A70 n'étant pas encore prête. Pendant environ quatre mois, le catalogue Toyota affiche donc simultanément une Celica déjà passée à la traction avant et une Supra encore fidèle à l'architecture d'origine, sous un même badge « Celica Supra » à l'export. Cette parenthèse resserre encore le calendrier de la rupture complète qui suivra dès février 1986 (voir Février 1986 — la rupture définitive : la Supra devient un modèle à part entière).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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