Conduire une Spitfire — ce qu'en disent la presse d'époque et les guides d'achat modernes
Petite, légère et propulsée, la Spitfire offre une expérience de conduite que la presse britannique d'époque — Autocar en tête, qui lui consacre plusieurs essais de voitures d'occasion au fil de sa carrière, dont un test comparatif dédié à la Mark III publié en juin 1973 — a régulièrement qualifiée d'amusante, quoique clairement héritière d'une conception déjà vieille de plusieurs années dès son lancement.
Un gabarit à essayer avant d'acheter
Premier constat, unanimement partagé : la Spitfire n'est pas une grande voiture. Au-delà d'1,80 m, la combinaison d'une garde au toit réduite (capote fermée) et d'un habitacle étroit peut rendre la position de conduite franchement inconfortable — un point sur lequel les guides d'achat modernes insistent particulièrement, recommandant un essai physique avant tout achat à distance sur la seule foi de photographies. Une fois installé, en revanche, la position de conduite est jugée bonne, la visibilité dégagée et les commandes bien disposées — pour une mécanique directement héritée de la fin des années 1950, la Spitfire vieillit remarquablement bien à l'usage selon ces mêmes sources.
Un comportement qui se lit en deux époques distinctes
La ligne de partage la plus nette dans le ressenti de conduite ne passe pas entre les motorisations mais entre les générations de suspension arrière (voir L'essieu oscillant de la Spitfire — le défaut de conception hérité de la Herald, et sa correction tardive) : les Spitfire d'avant 1970, à l'arrière arrondi et à l'essieu oscillant non corrigé, imposent un pilotage plus prudent en virage appuyé sous peine de décrochage brutal de l'arrière ; les versions postérieures, à l'arrière carré et au « swing-spring », sont jugées nettement plus prévisibles et donc plus adaptées à un usage quotidien sans arrière-pensée. Un conducteur expérimenté et progressif peut néanmoins, selon les mêmes guides, exploiter le comportement des premières Spitfire pour placer la voiture en glisse contrôlée à allure modérée — un plaisir de pilotage qu'une suspension plus sage ne procure pas de la même façon.
Un usage réaliste : deux places, pas de grand tourisme
Les guides d'achat s'accordent également sur les limites pratiques du modèle : un coffre modeste, tout juste suffisant pour deux sacs de voyage, et un usage qui reste, dans l'esprit, celui d'un roadster de week-end ou de trajets courts plutôt que d'un véritable outil de grand tourisme — contrairement à ce que sa remarquable tenue en usage régulier (« an eminently enjoyable regular use classic », selon la formule d'un guide anglophone) pourrait suggérer à qui ne l'aurait jamais essayée sur longue distance.
Voir aussi
- L'essieu oscillant de la Spitfire — le défaut de conception hérité de la Herald, et sa correction tardive · La Triumph Spitfire Mark III (1967-1970) — premier vrai restylage et cylindrée agrandie · Guide d'achat et cote de la Triumph Spitfire (marché britannique, 2021) · Spitfire contre MG Midget — un débat de club jamais vraiment refermé
- Site source
- hagerty.co.uk
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- La Triumph Spitfire Mark III (1967-1970) — premier vrai restylage et cylindrée agrandieTriumph Spitfire & Triumph TR6 · Histoire et modèles
- Guide d'achat et cote de la Triumph Spitfire (marché britannique, 2021)Triumph Spitfire & Triumph TR6 · Achat administratif
- Spitfire contre MG Midget — un débat de club jamais vraiment referméTriumph Spitfire & Triumph TR6 · Culture documentation
- L'essieu oscillant de la Spitfire — le défaut de conception hérité de la Herald, et sa correction tardiveTriumph Spitfire & Triumph TR6 · Freins trains pneus