1989 : Pininfarina revient sur ses propres excès de style
Un designer qui corrige sa propre génération précédente
Chose suffisamment rare pour être soulignée : le restylage qui inaugure la série 4 à l'automne 1989 est une démarche assumée de simplification, revenant délibérément sur certains partis pris esthétiques de la série « Aerodinamica » que Pininfarina avait lui-même dessinée six ans plus tôt (voir La « queue de caoutchouc » — le restylage Aerodinamica de 1983 et sa Quadrifoglio Verde). Le becquet avant sous le pare-chocs et le becquet de malle arrière, devenus la cible principale des critiques adressées à la série 3, sont purement et simplement supprimés.
Une carrosserie enfin unifiée dans sa teinte
Les pare-chocs, jusqu'alors en caoutchouc noir contrastant avec la carrosserie peinte, sont remplacés par des éléments en plastique intégrés et peints dans la même teinte que le reste de la voiture — un traitement « color-keyed » alors très à la mode sur l'ensemble de l'industrie automobile mondiale, qui donne à la dernière série une silhouette nettement plus homogène et moins chargée que sa devancière immédiate. L'emblème « scudetto » de la calandre est lui-même repensé pour s'intégrer directement dans le nouveau pare-chocs avant. Les bas de caisse en plastique noir de la série 3 cèdent la place à de simples caches-longerons plus discrets.
Des détails qui regardent vers l'avenir de la marque
Les rétroviseurs deviennent électriques et réglables depuis l'habitacle, et les feux arrière sont redessinés dans un style directement inspiré de celui de la berline haut de gamme 164, alors la vitrine technologique et stylistique du renouveau d'Alfa Romeo sous administration Fiat — un signe que, même sur ce modèle vieux de vingt-trois ans à l'époque, la marque cherche à réinscrire le Spider dans son langage stylistique le plus contemporain plutôt que de le laisser vieillir isolément.
Un dessin qui referme la boucle
Avec cette ligne épurée, la série 4 est souvent perçue par les commentateurs comme un retour partiel à l'esprit de simplicité de la toute première série de 1966, refermant ainsi la boucle stylistique ouverte vingt-trois ans plus tôt — sans toutefois renouer avec la queue arrondie d'origine, la silhouette générale de la « coda tronca » de 1970 restant la base de toutes les évolutions ultérieures jusqu'à l'arrêt de la production en 1993 (voir Série 4 « Ultima » (1989-1993) — un retour aux sources pour clore la carrière).
Voir aussi
- Série 4 « Ultima » (1989-1993) — un retour aux sources pour clore la carrière · La « queue de caoutchouc » — le restylage Aerodinamica de 1983 et sa Quadrifoglio Verde · Le débat de la queue coupée — pourquoi 1970 a divisé les amateurs de Spider · Le Spider type 916 (1994-2005) — même nom, aucune parenté mécanique
- Site source
- it.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- Le débat de la queue coupée — pourquoi 1970 a divisé les amateurs de SpiderAlfa Romeo Spider / Duetto · Carrosserie
- La « queue de caoutchouc » — le restylage Aerodinamica de 1983 et sa Quadrifoglio VerdeAlfa Romeo Spider / Duetto · Carrosserie
- Le Spider type 916 (1994-2005) — même nom, aucune parenté mécaniqueAlfa Romeo Spider / Duetto · Histoire et modèles
- Série 4 « Ultima » (1989-1993) — un retour aux sources pour clore la carrièreAlfa Romeo Spider / Duetto · Histoire et modèles
- Série 4 « Ultima » (1989-1993) — un retour aux sources pour clore la carrièreAlfa Romeo Spider / Duetto
- La « queue de caoutchouc » — le restylage Aerodinamica de 1983 et sa Quadrifoglio VerdeAlfa Romeo Spider / Duetto
- Un châssis Giulia sous la robe Pininfarina — suspensions, direction et freins du SpiderAlfa Romeo Spider / Duetto