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§ 07 · Carrosserie

Le débat de la queue coupée — pourquoi 1970 a divisé les amateurs de Spider

Alfa Romeo Spider / Duetto · 4 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Le changement esthétique le plus commenté de toute la carrière du modèle

Sur les vingt-sept ans de carrière du Spider, aucune évolution stylistique n'a fait couler autant d'encre chez les passionnés que le passage, en 1969-1970, de la queue longue et arrondie de la série 1 (« Osso di Seppia », l'os de seiche — voir Série 1 « Osso di Seppia » (1966-1969) — le dessin fondateur) à la queue coupée nette de la série 2, dite « Coda Tronca » (voir Série 2 « Coda Tronca » (1969-1982) — treize ans, la plus longue carrière du modèle). Ce débat reste vivant aujourd'hui encore dans les clubs et forums de propriétaires.

✅ Les raisons pratiques et réglementaires, bien documentées

Plusieurs sources indépendantes convergent sur au moins trois raisons concrètes ayant motivé Pininfarina et Alfa Romeo à abandonner la queue ronde :

  1. Le volume de coffre : la queue arrondie et effilée de la série 1, aussi élégante fût-elle, offrait un espace de chargement jugé insuffisant par la clientèle — un défaut pratique relevé de façon quasi unanime par les sources consultées.
  2. La théorie aérodynamique du professeur Kamm : la mode automobile du tournant des années 1970 consacre la « queue de Kamm » (un arrière tronqué net plutôt qu'effilé) comme solution supérieure pour réduire la traînée aérodynamique en maîtrisant le point de décrochage des filets d'air, plutôt que de les laisser s'échapper progressivement le long d'une carrosserie fuselée.
  3. La réglementation américaine : à partir de 1970, les nouvelles exigences de sécurité des États-Unis — premier marché d'exportation du modèle (voir Le marché américain, colonne vertébrale commerciale du Spider) — imposent des pare-chocs plus hauts et plus robustes, plus faciles à intégrer sur une carrosserie à l'arrière tronqué que sur la queue galbée d'origine.

🗳️ Une réception esthétique nettement plus disputée

Sur le plan purement esthétique en revanche, aucune source consultée ne permet de trancher entre deux camps qui coexistent toujours chez les amateurs :

  • Le camp de la série 1 valorise la pureté du dessin d'origine, dernier projet personnel de Battista Pininfarina, et sa forme organique unique dans l'histoire automobile — un site de photographie automobile consulté pour cette fiche décrit ainsi la ligne de la série 1 comme une forme « qui n'admettait pas d'alternative », rendant rétrospectivement toutes les autres propositions de roadsters ouverts de l'époque datées par comparaison.
  • Le camp de la série 2 met en avant une voiture plus aboutie sur le plan pratique (coffre, aérodynamique, tenue de route à haute vitesse) et généralement plus accessible financièrement aujourd'hui — un site italien spécialisé va jusqu'à qualifier la coda tronca de version « la plus désirée de toutes », tout en reconnaissant dans le même article un tarif d'achat plus abordable que l'« osso di seppia », ce qui suggère une désirabilité pour l'usage plutôt qu'une valeur de collection supérieure.

Cette session de recherche a spécifiquement cherché à vérifier une critique parfois évoquée à l'époque, selon laquelle la ligne arrondie de la série 1 aurait été jugée démodée ou trop « féminine » par une partie de la critique automobile de la fin des années 1960 — mais aucune source consultée durant cette session (anglophones, italophones ou francophones) n'a permis de retrouver une formulation ou une citation d'époque précise allant explicitly dans ce sens. Le point reste donc un gisement non exploité plutôt qu'un fait établi : une recherche future dans les archives de presse automobile d'époque (Quattroruote, Auto Italiana, L'Automobile) pourrait permettre de le confirmer, de le nuancer ou de l'écarter.

Un verdict du marché de la collection lui-même partagé

Sur le seul terrain objectif de la cote de collection actuelle, les sources consultées (voir Pourquoi le Spider ne vaut pas plus cher — une analyse de la cote plutôt qu'un simple relevé de prix) s'accordent en revanche sur un point : la série 1 « Osso di Seppia », plus rare (13 678 exemplaires contre 51 811 pour la série 2, voir Alfa Romeo Spider « Duetto » (1966-1993) — vue d'ensemble d'un record de longévité) et historiquement significative comme dernier dessin de Battista Pininfarina, commande aujourd'hui une prime de collection nette sur le marché par rapport à la série 2 — ce qui ne clôt pas le débat esthétique mais tranche au moins la question de la valeur marchande respective des deux dessins.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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