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§ 03 · Moteur

La famille cinq-cylindres essence sur l'Audi 100/200 : de 1976 à 1994, une signature technique

Audi 100 / Audi 200 · 3 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

Une naissance sur la C2, en 1976

Le cinq-cylindres essence de série, tout premier de son architecture produit à cette échelle dans l'industrie automobile mondiale, naît sur l'Audi 100 C2 en 1976 : un bloc 2,1 litres de 136 PS (100 kW), vendu sous l'argument commercial « la puissance d'un six-cylindres, la sobriété d'un quatre-cylindres » (voir L'Audi 100 C2 (1976-1982) : le premier cinq-cylindres essence de série au monde et la relève de la NSU Ro80, dossier 01-histoire-et-modeles/). Cette même génération C2 propose également une version d'entrée de gamme cinq cylindres, un 1,9 litre de 100 PS, ainsi qu'une version turbocompressée réservée à l'Audi 200, à 170 PS.

Une gamme qui s'élargit considérablement sur la C3

Sur la génération C3 (1982-1991), la famille cinq-cylindres se décline en de nombreuses variantes de cylindrée (1,9 à 2,3 litres) et de préparation, avec des puissances allant de 100 PS pour l'entrée de gamme atmosphérique jusqu'à 220 PS pour le sommet technique que représente le 2,2 litres turbo 20 soupapes de l'Audi 200 Quattro 20V (1989-1991, voir La 200 Quattro 20V (1989-1991) : le sommet technique absolu de toute la lignée 100/200, dossier 04-transmission-quattro/). Sur le marché nord-américain, ces mêmes blocs, adaptés aux normes antipollution locales et mesurés en chevaux SAE nets, affichent des puissances légèrement inférieures : de 100 à 217 hp selon les millésimes.

Une filiation qui déborde largement la seule lignée 100/200

Cette architecture cinq-cylindres, éprouvée pour la première fois sur le haut de gamme Audi, migre huit ans après son lancement vers l'Audi 90 (restylage 1984 de la gamme 80/90) — une filiation déjà détaillée en profondeur du côté du dossier audi-80-90/ de ce corpus (voir Les moteurs 5 cylindres de l'Audi 90 : un héritage de l'Audi 100, jusqu'au 20 soupapes), non reprise ici en détail. Cette diffusion vers un modèle de gamme inférieure illustre bien le rôle de laboratoire technique que joue la lignée 100/200 au sein de la marque durant les années 1970-1980 : les innovations les plus significatives y sont introduites en premier, avant d'essaimer vers le reste de la gamme.

Une dernière évolution sur la C4, puis la relève des V6

Sur la génération C4 (1990-1994), le cinq-cylindres subsiste sous forme d'un unique bloc 2,3 litres de 133 ch, désormais concurrencé au sein de la même gamme par la toute nouvelle famille de moteurs V6 (2,6 et 2,8 litres, voir Les premiers V6 de la gamme Audi 100 : 2,6 et 2,8 litres, une famille née sur la C4) qui préfigure la architecture moteur qui dominera durablement le haut de gamme Audi dans les décennies suivantes. Le cinq-cylindres essence ne disparaît toutefois pas de la gamme Audi avec la fin de l'Audi 100 : il continuera d'équiper certaines versions S ultérieures de la lignée A6/S6, dans une filiation directe avec cette architecture née sur la 100 C2 dix-huit ans plus tôt.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
16 sept. 2026
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