Boîtes de vitesses de l'A4 : tiptronic, multitronic et ses ennuis, puis S tronic
Le tiptronic, une technologie d'abord développée par Porsche
La toute première A4 (B5, 1994) introduit dans la gamme Audi la boîte automatique tiptronic, une automatique classique à convertisseur de couple offrant au conducteur la possibilité de sélectionner manuellement chaque rapport — une technologie dérivée d'une unité initialement développée par Porsche pour sa 911 de type 964. Voir La génération B5 (1994-2001) : la toute première Audi A4, Typ 8D pour le contexte de son introduction.
Le multitronic : un agrément salué, puis une réputation qui se dégrade
La génération B6 (2000) introduit une alternative radicalement différente sur les versions à traction avant : la boîte à variation continue multitronic, développée avec l'équipementier LuK, qui remplace l'automatique conventionnelle. D'abord saluée pour la douceur de ses transitions, cette transmission développe au fil des années une réputation nettement plus contrastée parmi les propriétaires : à-coups à basse vitesse, délivrance de puissance jugée abrupte par certains utilisateurs, et surtout un coût de réparation élevé en cas de panne. Cette réputation n'est pas restée anecdotique : en 2013, Volkswagen accepte de régler à l'amiable un recours collectif américain portant spécifiquement sur les pannes de cette boîte CVT équipant les Audi A4 et A6 des millésimes 2002 à 2006 — une confirmation officielle, par le constructeur lui-même, de la réalité du problème plutôt qu'une simple rumeur de forums d'propriétaires. Sur les versions à transmission intégrale quattro, en revanche, une boîte automatique conventionnelle ZF à convertisseur de couple reste proposée en alternative pendant toute cette période, échappant à ce point de fragilité.
Le passage au double embrayage S tronic
À partir de la génération B8 (2007), une boîte double embrayage S tronic à sept rapports vient progressivement compléter, puis concurrencer, le multitronic sur les versions les plus demandées, avant de devenir l'option automatique de référence sur la génération B9. Sur la lignée sportive, la RS4 B8 (2012) est la première RS4 à abandonner la boîte manuelle au profit de cette même S tronic à sept rapports, avant que la RS4 B9 (2018) ne revienne, elle, à une automatique classique ZF à huit rapports plutôt qu'à un double embrayage — un choix technique qui illustre bien l'absence de trajectoire strictement linéaire dans l'histoire des transmissions automatiques de la gamme A4.
Voir aussi
- La génération B6 (2000-2004) : le style Bauhaus de Peter Schreyer et l'arrivée du cabriolet
- S4 et RS4 B8 (2008-2015) : le compresseur volumétrique s'invite, la RS4 redevient exclusivement break
- Guide d'achat d'occasion : les points de vigilance mécaniques par génération
- Les boîtes de vitesses de l'Audi 80/90 : de la 4 rapports d'origine à la boîte automatique 4 rapports du B4
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Audi_A4 ↗
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