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§ 01 · Histoire et modèles

La génération B6 (2000-2004) : le style Bauhaus de Peter Schreyer et l'arrivée du cabriolet

Audi A4 · 1994–2025 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un style pensé pour toute une décennie de gamme Audi

Dévoilée le 10 octobre 2000, la deuxième A4 (Typ 8E, plateforme B6/PL46) inaugure un langage stylistique dessiné entre 1996 et 1998 sous la direction de Peter Schreyer — qui quittera ensuite Audi pour prendre en main le design de Kia, où il marquera tout autant l'histoire de la marque coréenne. Ce dessin s'inspire directement des codes « Bauhaus » déjà posés par la deuxième génération d'Audi A6 (C5) en 1997, incarnant une simplicité géométrique délibérée après les formes plus organiques des années 1990. Le break Avant, dessiné séparément par Luc Donckerwolke, complète la gamme.

Une gamme mécanique élargie et une transmission intégrale rééquilibrée

Le bloc de base 1,6 litre reste inchangé, mais l'essentiel de la gamme essence évolue : le 1,8 litre turbo 20 soupapes se décline désormais en 150 ou 180 ch (avec boîte manuelle à six rapports de série pour cette dernière), tandis qu'un tout nouveau bloc 3,0 litres en aluminium à cinq soupapes par cylindre (220 ch, 300 Nm) remplace l'ancien V6 2,8 litres. Le diesel 1,9 TDI à injecteurs-pompes (Pumpe Düse) passe à 130 ch et devient disponible avec la transmission quattro ; un V6 TDI 2,5 litres (180 ch) complète le haut de gamme diesel, quattro de série. C'est sur cette génération que la transmission quattro adopte une répartition par défaut strictement 50:50 entre les essieux avant et arrière — voir quattro sur l'A4 : du Torsen T-2 50:50 au T-3 asymétrique 40:60 pour l'évolution complète de ce système sur toute la lignée A4. L'ESP Bosch 5.7, avec ABS et répartition électronique du freinage, devient équipement de série sur toute la gamme.

Une transmission automatique qui fera parler d'elle : le multitronic

La B6 introduit également, sur les modèles à traction, la boîte à variation continue multitronic, développée avec l'équipementier LuK, qui remplace l'automatique classique jusque-là proposée. Saluée à l'époque pour son agrément, cette transmission développera au fil des années une réputation nettement plus contrastée, jusqu'à faire l'objet d'un recours collectif aux États-Unis portant sur les millésimes 2002-2006 — voir Boîtes de vitesses de l'A4 : tiptronic, multitronic et ses ennuis, puis S tronic pour le détail de cet épisode.

L'A4 Cabriolet enfin, en remplacement du dernier cabriolet Audi 80

À partir de 2003, la gamme s'enrichit d'un A4 Cabriolet (Typ 8H), qui prend directement la suite du Cabriolet basé sur l'Audi 80, resté au catalogue jusqu'en 2000 — voir Le Cabriolet A4 (2002-2009) : une parenthèse de deux générations, construite par Karmann pour le détail de cette carrosserie inédite sur la lignée A4, construite comme son prédécesseur par le carrossier allemand Karmann. La même année 2003 voit également le retour de l'Audi S4, cette fois motorisée par un tout nouveau V8 4,2 litres de 344 ch — voir La S4 B6 (2003-2004) : le seul millésime S4 sans RS4 pour lui tenir compagnie. Il n'existe en revanche aucune RS4 construite sur la plateforme B6, la lignée RS marquant ici une pause de cinq ans entre la RS4 B5 (2001) et la RS4 B7 (2006).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; fr.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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