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§ 05 · Transmission

quattro sur l'A4 : du Torsen T-2 50:50 au T-3 asymétrique 40:60

Audi A4 · 1994–2025 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un héritage déjà ancien à l'arrivée de la première A4

Quand la transmission intégrale quattro rejoint l'A4 en 1994, il ne s'agit déjà plus d'une nouveauté pour la gamme moyenne d'Audi : la version quattro de l'Audi 80 existait depuis 1983 (voir 1983 : l'Audi 80 quattro, ou la démocratisation de la transmission intégrale sur une simple berline dans le dossier audi-80-90/), et le différentiel central Torsen, plus tard décliné sur l'A4, avait même fait ses débuts sur l'Audi 80 quattro dès 1986 — deux ans avant son adoption sur l'Ur-Quattro historique elle-même (voir le fait précis documenté dans audi-80-90/, Un fait méconnu : le différentiel Torsen a débuté sur l'Audi 80 quattro, avant l'Ur-Quattro elle-même). Ce dossier ne revient donc pas sur la genèse du principe Torsen lui-même, déjà couverte en détail dans audi-quattro/ (voir Le différentiel Torsen (1988) et la boîte 5 vitesses — l'automatisation du système quattro), mais documente son évolution propre au fil des six générations d'A4.

Le T-2 : une répartition stricte à 50:50

Sur les A4 quattro des générations B5, B6 et B7, le différentiel central Torsen dit de « seconde génération » (T-2) répartit le couple selon un principe de base strictement égalitaire, 50 % vers l'essieu avant et 50 % vers l'essieu arrière, avec un ajustement automatique en fonction de la perte d'adhérence détectée sur l'un des essieux. Cette répartition symétrique reste la norme sur la quasi-totalité de la gamme A4 jusqu'au milieu des années 2000.

Le T-3 : un virage vers un comportement plus proche de la propulsion

La rupture intervient avec la RS4 B7 (2006) : elle inaugure un différentiel Torsen de « troisième génération » (T-3), à répartition asymétrique et dynamique, avec une base de 40:60 (avant:arrière) plutôt que 50:50, associée à un ratio de répartition de couple (Torque Bias Ratio, TBR) porté à 4:1 contre 2:1 sur les A4 standard — permettant de transférer jusqu'à 80 % du couple disponible vers l'un des deux côtés d'un essieu en cas de besoin. Ce choix technique, revendiqué par Audi comme porteur d'un comportement routier plus neutre et plus dynamique en virage, se diffuse l'année suivante à la S4, avant de devenir la norme sur l'ensemble de la gamme A4 quattro à partir de la génération B8 (2007) — la répartition 40:60 par défaut remplaçant alors définitivement l'ancien équilibre 50:50 du T-2 sur la quasi-totalité des versions à transmission intégrale.

Une architecture parallèle : le différentiel à couronnes dentées

Sur certaines versions plus performantes des générations B8 et B9, notamment en dehors de la gamme A4 proprement dite mais partagées avec elle par plateforme, Audi utilise également un différentiel central dit « à couronnes dentées » (crown-gear), fonctionnant sur un principe distinct du Torsen à pignons hélicoïdaux mais offrant une répartition de couple comparable — jusqu'à 70 % vers l'avant ou 85 % vers l'arrière selon l'adhérence disponible. Cette architecture cohabite, plutôt qu'elle ne remplace uniformément, le Torsen classique et le système quattro ultra plus récent (voir quattro ultra : quand la transmission intégrale de l'A4 apprend à se désaccoupler pour économiser du carburant), le choix entre les trois dépendant du moteur et de la finition.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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