404, 405, 406 (1953-1961) — la dernière génération à moteur BMW-Bristol
La 404, une exigence poussée jusqu'à l'absurde commercial
Construite sur un empattement raccourci par rapport à la 403, avec un moteur plus puissant et une silhouette inspirée de la voiture de course Type 450 (voir Le Type 450 et l'aventure du Mans (1953-1955) — l'unique incursion officielle de Bristol en course), la 404 (1953-1955) introduit une signature qui deviendra caractéristique de la marque pendant vingt ans : la roue de secours et la batterie sont dissimulées chacune dans une trappe distincte des ailes avant, une disposition héritée directement de la logique aéronautique de répartition des masses (voir La roue de secours et la batterie logées dans les ailes avant — une signature venue de l'aéronautique). Construite selon des standards de qualité extrêmement exigeants et pénalisée par une fiscalité britannique alors qualifiée de « punitive » sur les grosses cylindrées, la 404 ne trouve que 40 acquéreurs en trois ans de commercialisation — un signe précoce de la logique commerciale que la marque assumera ouvertement par la suite (voir « Pas plus de trois voitures par semaine » — l'anti-marketing érigé en politique d'entreprise).
Une variante américaine méconnue : l'Arnolt-Bristol
Sur ce même châssis raccourci naît un hybride resté à la marge de la production britannique : commandé en 1953 par l'importateur américain S. H. « Wacky » Arnolt, le Type 404/X, plus connu sous le nom d'Arnolt-Bristol, associe le châssis et le moteur Bristol à une carrosserie de sport dessinée et construite en Italie. Cette collaboration transatlantique illustre, dès le milieu des années 1950, l'attrait commercial que représentait déjà le moteur BMW-Bristol au-delà des frontières britanniques, dans un registre différent de la relation avec Frazer Nash (voir Frazer Nash — le partenaire d'un moment, puis un cousin mécanique pendant dix ans).
La 405, unique quatre-portes de toute l'histoire de la marque
Entrée en production en 1954 et maintenue jusqu'en 1958, la 405 occupe une place à part dans la généalogie Bristol : c'est la seule berline à quatre portes jamais construite par la marque, toutes générations confondues. Sa production se répartit en 297 berlines et 43 cabriolets Drophead, ces derniers carrossés par le spécialiste britannique E. D. Abbott de Farnham plutôt qu'en interne — une sous-traitance de carrosserie qui restera l'exception plutôt que la règle chez Bristol.
La 406, dernier souffle du moteur BMW et incursion italienne
Dévoilée en 1958 et produite jusqu'en 1961, la 406 referme le chapitre du moteur hérité de la BMW 328 : sa cylindrée est portée de 2,0 à 2,2 litres, poussant la conception d'avant-guerre dans ses derniers retranchements avant le basculement complet vers le moteur américain (voir 1961, la Bristol 407 et le grand basculement vers le V8 américain). Une poignée d'exemplaires — six berlines et un coupé, selon le site du club de marque — reçoivent une carrosserie spéciale du carrossier italien Zagato, seule incursion de cette maison milanaise dans l'histoire de Bristol avant son retour, quinze ans plus tard, sur la génération 412/Beaufighter (voir 412, Beaufighter, Beaufort (1975-1993) — le style Zagato le plus clivant de la marque).
Voir aussi
- 401, 402, 403 (1949-1955) — la Bristol atteint sa pleine maturité aérodynamique · 1961, la Bristol 407 et le grand basculement vers le V8 américain · La roue de secours et la batterie logées dans les ailes avant — une signature venue de l'aéronautique · Le Type 450 et l'aventure du Mans (1953-1955) — l'unique incursion officielle de Bristol en course · 412, Beaufighter, Beaufort (1975-1993) — le style Zagato le plus clivant de la marque
- Site source
- boc.net, en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- 412, Beaufighter, Beaufort (1975-1993) — le style Zagato le plus clivant de la marqueBristol Cars · Histoire et modèles
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- Le Type 450 et l'aventure du Mans (1953-1955) — l'unique incursion officielle de Bristol en courseBristol Cars · Histoire et modèles
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