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§ 01 · Histoire et modèles

1961, la Bristol 407 et le grand basculement vers le V8 américain

Bristol Cars · 1945–2011 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un moteur maison en projet, puis abandonné

À la fin des années 1950, la conception vieille de vingt ans du six-cylindres BMW-Bristol atteint ses limites face à des voitures de plus en plus lourdes (voir 404, 405, 406 (1953-1961) — la dernière génération à moteur BMW-Bristol). Bristol travaille alors au développement d'un six-cylindres maison tout aluminium de 3,65 litres — un projet dont l'existence même reste peu documentée, éclipsée par la décision finalement prise de l'abandonner. Selon Wikipédia, la raison est avant tout économique : un moteur Chrysler V8 peut être acheté « sur étagère » auprès de Chrysler du Canada, sans les coûts de mise au point et d'outillage qu'aurait exigés la mise en production du six maison. Pour un constructeur dont les volumes se comptent en dizaines d'exemplaires par an, l'arithmétique industrielle est sans appel.

La 407, premier V8 de la marque

Lancée en 1961, la Bristol 407 reprend presque intégralement la carrosserie de la 406 qu'elle remplace — seule la calandre change de dessin — mais loge sous son capot un V8 Plymouth 318 ci (5 211 cm³), de la famille dite « Poly », associé à la boîte automatique Torqueflite à trois rapports de Chrysler (voir De la commande à boutons-poussoirs au levier de plancher — l'évolution de la Torqueflite chez Bristol pour le détail de cette transmission et de son évolution). Le choix peut surprendre au regard de la réputation généralement associée aux V8 américains de l'époque, plus souvent des gros blocs de plusieurs centaines de chevaux : Bristol opte pour un bloc de cylindrée moyenne, cohérent avec sa philosophie d'équilibre entre performance et raffinement plutôt qu'avec une course à la puissance brute.

Une rupture qui referme un chapitre de vingt ans

Le passage au moteur Chrysler met fin à quatorze années d'utilisation du six-cylindres hérité de la BMW 328 (voir Le six-cylindres BMW-Bristol — anatomie d'un moteur d'avant-guerre resté en production jusqu'en 1961) — un moteur qui continuera néanmoins d'équiper des Frazer Nash et d'autres voitures de sport britanniques indépendamment de Bristol pendant encore quelques années. Tous les modèles Bristol produits après 1961, jusqu'aux derniers Blenheim et Fighter du tournant des années 2010, utiliseront une évolution ou une autre d'un V8 Chrysler (voir 408 à 411 — une décennie de petites retouches sur une même recette et Un demi-siècle de V8 Chrysler chez Bristol — du Plymouth « Poly » au Hemi 6,6 litres).

Une décision à mettre en regard, avec prudence, de la Facel Vega française

Ce choix d'un gros V8 américain sous une carrosserie et un châssis artisanaux européens n'est pas propre à Bristol : la française Facel Vega avait fait le même pari dès 1954, sept ans plus tôt, pour des raisons largement similaires — l'absence de motoriste national capable de fournir un bloc puissant et disponible en petite série (voir Le choix stratégique du moteur V8 américain — une configuration rare dans la France des années 1950, dossier facel-vega/). Les deux marques restent cependant restées deux aventures largement indépendantes l'une de l'autre, sans lien industriel ni personnel direct documenté par les sources consultées pour ce dossier : le parallèle est de nature commerciale et technique, pas généalogique (voir Bristol et Facel Vega — deux réponses artisanales voisines à une même équation, sans lien direct entre elles pour une mise en regard plus complète et les réserves qui s'imposent).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org, curbsideclassic.com, boc.net
Date d'extraction
12 sept. 2026
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