Aller au contenu
§ 01 · Histoire et modèles

603, Britannia, Brigand, Blenheim (1976-2011) — l'ère des noms d'avions

Bristol Cars · 1945–2011 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Pourquoi « 603 » et jamais « 413 » ?

Lancé en 1976 pour succéder à la 411 (voir 408 à 411 — une décennie de petites retouches sur une même recette), le nouveau modèle aurait dû logiquement s'appeler Type 413 si Bristol avait poursuivi sa numérotation continue. Le site du club de marque rapporte l'explication retenue en interne à l'époque : le nom 603 renverrait au 603ᵉ anniversaire de la charte royale ayant fait de Bristol un comté à part entière, année de lancement du modèle — une explication à michemin entre l'anecdote historique sincère et la superstition commerciale assumée, la marque reconnaissant elle-même du bout des lèvres qu'elle n'était peut-être pas mécontente d'éviter un « 413 » jugé malchanceux. Conçu pour transporter quatre adultes de plus d'1,80 m avec suffisamment de bagages pour quinze jours, le 603 renoue avec la tradition d'une berline quatre places cossue plutôt qu'avec le registre plus sportif des 407-411.

Le grand tournant du baptême aéronautique

C'est avec l'évolution du 603, la série 2, que Bristol abandonne définitivement la numérotation pour adopter des noms directement empruntés au passé aéronautique de sa maison-mère — un choix explicitement revendiqué au moment même où la plupart des autres constructeurs abandonnaient les noms au profit de codes numériques ou alphanumériques. Le 603 s2 devient ainsi la Britannia, une berline aux proportions jugées particulièrement réussies, tandis que sa version suralimentée devient le Brigand. En 1994, le Type 603 s4 devient à son tour le Blenheim, produit jusqu'en 1997 ; le Blenheim 2 lui succède dès janvier 1998, abandonnant le turbocompresseur Rotomaster au profit d'une injection directe informatisée sur un V8 Chrysler de 5,9 litres, logicellement reprogrammable pour délivrer davantage de puissance si nécessaire — une modernité électronique inattendue chez un constructeur par ailleurs très attaché à ses recettes mécaniques. Le Blenheim 3, dévoilé en novembre 1999, pousse plus loin le travail aérodynamique avec un traitement frontal entièrement revu intégrant un profil d'aileron dans la calandre, complété par de nouveaux blocs optiques ; les versions 3S et 3G puis le Blenheim 4 poursuivent cette évolution par petites touches jusqu'à l'arrêt de la production en 2011 (voir L'ère Kamkorp (2011-2020) — administration, le Bullet avorté, et la liquidation définitive).

Une option méconnue : le GPL pour contenir la consommation

Face à des critiques récurrentes sur la consommation d'un gros V8 américain vieillissant monté dans une carrosserie devenue plus lourde au fil des générations, Bristol propose sur cette famille de modèles une conversion GPL en option — une réponse pragmatique à un problème que la marque ne cherche jamais à résoudre par une refonte mécanique de fond, fidèle à sa politique d'évolution incrémentale plutôt que de rupture technique.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
boc.net, en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci