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§ 02 · Moteur

Le V8 « Nailhead » de la Riviera — dernières années d'une architecture bientôt remplacée

Buick Riviera & Oldsmobile Toronado · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un nom de folklore pour une architecture déjà ancienne en 1963

Le moteur qui équipe la Riviera à son lancement, le V8 Buick surnommé « Nailhead » en raison de la disposition verticale de ses petites soupapes (évoquant des têtes de clou vues en coupe), est déjà une architecture ancienne au moment du lancement de la Riviera : introduit au début des années 1950, il équipe alors la plupart des grandes Buick. Pour la Riviera 1963, il est proposé en deux cylindrées : 401 ci (6,6 l), crédité de 325 ch bruts en série, et 425 ci (7,0 l), disponible en option à partir de décembre 1962 sous l'appellation commerciale « Wildcat 465 » (en référence à son couple de 465 lb-ft), pour 340 ch. Sur les 40 000 Riviera vendues en 1963, seules 2 601 reçoivent ce gros bloc optionnel, retardé par rapport au lancement du modèle — l'écrasante majorité des premiers clients se contente donc du 401 ci de série.

Wildcat 465 et Super Wildcat : le sommet de la gamme Nailhead

Le 425 ci Wildcat 465 devient le moteur de série dès 1964, complété par une version « Super Wildcat » à deux carburateurs quadruple corps Carter, portée à 360 ch — la version la plus puissante jamais montée sur une Riviera de première génération, mais dont le gain réel de performances reste limité par une réponse à bas régime pénalisée et par l'adhérence disponible des pneus de l'époque (voir Riviera 1964-1965 — phares escamotables, Gran Sport et un déclin commercial persistant). En 1965, le 401 ci redevient le moteur de série, le Wildcat 465 et le Super Wildcat restant disponibles en option — ce dernier équipant notamment la toute première Riviera Gran Sport, associée à un pont plus court (3,42) et un échappement à écoulement libre.

Une page qui se tourne avec la seconde génération

Le millésime 1966 marque la toute dernière année d'utilisation du V8 Nailhead chez Buick, y compris sur la Riviera de seconde génération : la marque lui substitue dès 1967 une architecture de V8 entièrement nouvelle. Il s'agit donc, pour l'ensemble de la première génération de la Riviera, d'une motorisation déjà en fin de carrière plutôt que d'une innovation — un choix cohérent avec le calendrier de développement très resserré imposé au lancement du modèle (voir La Buick Riviera 1963 — fiche technique et débuts d'une exclusivité calculée), qui laissait peu de place à une motorisation entièrement nouvelle.

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Provenance de cette fiche
Site source
ateupwithmotor.com, curbsideclassic.com, rivowners.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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