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§ 03 · Générations

1973-1991 : la septième génération, dix-huit ans de carrière et l'arrivée de la carrosserie à quatre portes

Chevrolet Suburban · depuis 1935 · 3 min de lecture · extraite le 14 sept. 2026

Une génération record à elle seule, dans un modèle déjà lui-même record de longévité

La septième génération illustre, à l'échelle d'un seul cycle, la même philosophie de continuité qui caractérise le nameplate Suburban dans son ensemble (voir Le nameplate automobile le plus ancien en production continue au monde : un record vérifié par recoupement, pas par une source unique) : elle reste au catalogue durant dix-huit ans, de 1973 à 1991, sans refonte totale — la plus longue carrière de toutes les générations du modèle. Bâtie sur la plateforme C/K dite « Rounded-Line », elle abandonne définitivement l'héritage « carryall » des origines en adoptant une carrosserie de break à quatre portes passagers complètes — une évolution que ses rivaux directs de l'époque, le Jeep Wagoneer et l'International Harvester Travelall, avaient déjà adoptée plus d'une décennie auparavant (voir Les rivaux que le Suburban a vus disparaître : Jeep Wagoneer (premier du nom), International Harvester Travelall et Ford Excursion). De la partie arrière des portières vers l'arrière, la carrosserie du Suburban partage désormais son habillage (portes et pavillon) avec la version « crew-cab » de la camionnette C/K, une configuration à quatre portes elle-même inédite chez GM en 1973.

Une hiérarchie de finitions déjà très structurée

Commercialisé initialement en trois finitions (Custom, Custom Deluxe, Cheyenne Super), le Suburban adopte dès 1975 une hiérarchie Custom Deluxe / Scottsdale / Silverado, tandis que GMC structure sa propre gamme en Custom / Super Custom (puis Sierra Classic à partir de 1975) / Sierra Grande. Une rare option Estate, aux boiseries extérieures rappelant les breaks familiaux de l'époque, reste au catalogue jusqu'en 1979. Le siège avant, en apparence une simple banquette, peut recevoir jusqu'à neuf occupants selon la configuration choisie ; des sièges baquets avant deviennent optionnels en 1978, et la troisième rangée adopte un système de fixation rapide sans outil dès 1979.

Motorisations : du six-cylindres au premier turbodiesel du modèle

Le six-cylindres 250 ci reste le moteur standard jusqu'en 1979. La gamme V8 s'étoffe progressivement (307 ci en 1973 seulement, 350 ci en continu, 454 ci en gros bloc disponible sur les versions « C », puis 305 et 400 ci ajoutés en 1976). Fait notable pour l'histoire mécanique du modèle : en 1982, GM introduit un turbodiesel Detroit Diesel V8 de 6,2 litres, une alternative pensée pour l'efficience face au gros bloc 454 — le tout premier diesel de l'histoire du Suburban, près de quarante ans avant l'arrivée du Duramax moderne (voir Trois générations de diesel : du Detroit Diesel 6,2 litres de 1982 au Duramax 3,0 litres actuel).

La bascule R/V de 1987 : une transition en douceur vers le GMT400

En 1987, à l'approche du lancement des camionnettes GMT400 (prévu au printemps de la même année), General Motors rebaptise provisoirement la série C/K en « R/V series » pour cette septième génération de Suburban, le temps de préparer sa propre transition. La même année, les moteurs essence passent de la carburation à l'injection électronique monopoint. En 1989, la carrosserie connaît sa plus importante révision esthétique depuis 1973, adoptant une calandre inspirée du tout nouveau GMT400 et une planche de bord repensée. La production de cette septième génération s'achève en 1991, après dix-huit ans de carrière, lorsque GM transfère enfin le Suburban vers la plateforme GMT400 (voir 1992-1999 : la génération GMT400, contemporaine de la naissance du nom Tahoe mais pas fondue avec elle).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
14 sept. 2026
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