Aller au contenu
§ 03 · Générations

Troisième et quatrième générations (1947-1959) : l'automatique, puis le V8, puis le 4x4

Chevrolet Suburban · depuis 1935 · 3 min de lecture · extraite le 14 sept. 2026

La série Advance Design (1947-1955) : la banquette qui coulisse

Après la parenthèse de guerre traitée dans 1941-1946 : production militaire et la première mise à l'épreuve de la continuité du Suburban, la troisième génération du Suburban adopte la plateforme Advance Design, partagée avec l'ensemble des camionnettes Chevrolet de l'époque. Elle conserve les deux carrosseries à codes d'usine « 3106 » (portes arrière battantes) et « 3116 » (hayon), déjà en usage sur la génération précédente. Le détail le plus caractéristique de cette génération concerne l'agencement intérieur : la banquette avant est scindée en deux éléments inégaux, deux places côté conducteur et une place unique côté passager — cette dernière coulissant vers l'avant pour ménager le passage vers les deux rangées arrière. La rangée intermédiaire, en configuration « 2/3 », impose aux occupants de contourner le siège passager avant pour rejoindre la troisième rangée. La transmission automatique Hydra-Matic à quatre rapports fait son apparition en option sur les modèles GMC dès 1953, puis sur les Suburban Chevrolet à partir du millésime 1954. Cette génération est également la dernière à proposer une carrosserie « canopy express » (bâchée, sans portes latérales arrière).

La série Task Force (1955-1959) : le V8 change tout

La quatrième génération, bâtie sur la plateforme Task Force (« Blue Chip Series » côté GMC), introduit à mi-millésime 1955 un restylage esthétique complet — capot aplati, ailes avant affleurantes, calandre trapézoïdale — directement partagé avec le reste de la gamme camionnette. Sur le plan mécanique, l'événement majeur de cette génération est l'arrivée du moteur V8 au catalogue du Suburban : Chevrolet propose son V8 265 ci (145 ch), rapidement porté à 283 ci (155 ch), tandis que GMC retient une architecture V8 d'origine Pontiac pour ses propres modèles. Autre nouveauté décisive, la première option quatre roues motrices de série apparaît en 1957, identifiée par de nouveaux codes d'usine « 3156 » (4x4, portes battantes) et « 3166 » (4x4, hayon) — un jalon technique majeur qui préfigure directement la vocation tout-terrain que le Suburban conservera ensuite en permanence.

Une curiosité de nommage vite refermée : le « Suburban » qui n'était pas un Suburban

Entre 1955 et 1958, General Motors commercialise par ailleurs, sur la base des pick-up GMC 100 à deux portes, un modèle baptisé « Suburban Pickup » — un proche cousin esthétique du célèbre Chevrolet Cameo Carrier, à carrosserie fibre de verre. Ce véhicule n'a rien à voir avec la lignée break/SUV documentée dans ce dossier : il s'agit d'un pick-up à bennes lisses, et non d'un break sur châssis de camionnette. Le nom « Suburban Pickup » disparaît dès mars 1958, en même temps que le Cameo Carrier, lorsque GM introduit sa nouvelle benne tout-acier « Fleetside » — General Motors ne réutilisera plus jamais le nom « Suburban » sur un pick-up demi-tonne par la suite. Les registres de production de ce modèle ayant été détruits dans un incendie, les estimations disponibles évoquent 300 exemplaires ou moins par millésime.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
14 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci