Au volant de la dernière C5 hydropneumatique — impressions de conduite
Une direction qui déçoit, un volant hérité de la C4
Publié en avril 2018, quelques mois après la fin de la production européenne (voir Le 8 juin 2017 — fin de l'hydropneumatique chez Citroën), cet essai nostalgique relève d'abord des défauts d'ergonomie datés : une direction jugée lourde et « collante », en raison d'un manque de rappel — un défaut d'autant plus déroutant pour qui a connu la fameuse direction DIRAVI des CX, dont le rappel était à l'inverse jugé trop virulent (principe déjà détaillé côté citroen-cx/, direction que la Xantia elle-même n'a jamais reçue — voir Direction, freinage et train arrière autodirectionnel — une Xantia sans DIRAVI). L'article pointe également le volant à moyeu fixe, initialement inauguré par la C4 de première génération, jugé comme une invention typiquement Citroën restée sans réel bénéfice pratique : son principal avantage théorique, permettre un airbag de plus grande taille se déployant de façon optimale, n'a jamais été exploité.
Le confort de l'Hydractive 3, en retrait face à l'hydropneumatique « classique »
Passé ce constat, l'essayeur redécouvre avec plaisir le confort procuré par la suspension Hydractive 3 — tout en notant qu'elle n'offre pas le moelleux de l'ancienne suspension hydropneumatique non pilotée, dont la XM, sur ses versions de base, aura été la dernière représentante chez Citroën (voir le dossier citroen-xm/). Une partie de cet écart est attribuée aux pneumatiques à taille basse (225/55 R17) équipant le véhicule d'essai, plus typés sportifs que confort.
Un comportement routier resté « sidérant » malgré l'âge du modèle
Sur le plan dynamique, l'essai est nettement plus élogieux : la tenue de route de la C5 reste remarquable, avec une tendance sous-vireuse marquée mais rassurante, et surtout une capacité à maintenir l'adhérence des quatre roues quelles que soient les conditions de revêtement — un écart avec les suspensions classiques qui, selon l'article, se creuse justement à mesure que la route se dégrade. L'auteur convoque explicitement le souvenir de la domination historique de la DS sur la route de 1955 à bien après la fin de sa carrière en 1975.
Les dernières motorisations disponibles
En toute fin de carrière, la C5 II n'est plus disponible qu'avec le seul 2.0 HDi (150 ch en boîte manuelle 6 rapports, 180 ch en automatique EAT6) — l'essayeur regrette la disparition des V6 3.0 essence (215 ch) et Diesel HDi (2,7 puis 3,0 litres), déjà documentée dans Le V6 ES9, une lignée partagée avec la Xantia et la XM, jusqu'à son extinction en 2013.
Voir aussi
- Site source
- passionnement-citroen.com (republication d'un article original d'auto-moto.com)
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- Direction, freinage et train arrière autodirectionnel — une Xantia sans DIRAVICitroën Xantia · Hydractive activa
- Le 8 juin 2017 — fin de l'hydropneumatique chez CitroënCitroën C5 · Hydraulique suspension
- Le V6 ES9, une lignée partagée avec la Xantia et la XM, jusqu'à son extinction en 2013Citroën C5 · Moteur
- L'Hydractive III de la C5 I — la fin du circuit hydraulique uniqueCitroën C5 · Hydraulique suspension