Aller au contenu
§ 07 · Entretien restauration

Guide d'achat d'une Méhari — la rouille invisible sous la carrosserie increvable

Citroën Méhari · 1968–1987 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Le piège numéro un : juger l'état d'une Méhari sur sa seule carrosserie

Le point de vigilance le plus important, et sans doute le plus contre-intuitif pour un acheteur non averti, découle directement de l'architecture du véhicule (voir Sous le plastique, de l'acier — le châssis tubulaire de la Méhari) : la carrosserie en ABS ne rouillant jamais, elle peut donner une impression d'état général flatteuse à un exemplaire dont la structure porteuse — plate-forme en tôle d'acier et cadres tubulaires avant/arrière — est en réalité sérieusement corrodée. Un examen sérieux avant achat doit impérativement porter sur ces éléments métalliques invisibles depuis l'extérieur, en particulier aux points d'ancrage entre les cadres tubulaires et la plate-forme, exactement comme sur une 2CV ou une Dyane classique (voir la méthodologie déjà détaillée côté citroen-2cv/ dans guide-achat-points-verification-2cv.md, directement transposable à la Méhari pour tout ce qui concerne la mécanique et la plate-forme communes).

Les points mécaniques communs avec la base 2CV/Dyane

Pour tout ce qui touche au moteur bicylindre 602 cm³, à la transmission et aux trains roulants, les points de vérification classiques déjà établis pour la 2CV restent pleinement valables sur la Méhari, dans la mesure où ces éléments sont directement partagés avec la base Dyane (voir moteur-bicylindre-plat-2cv-evolution.md et transmission-boite-embrayage-centrifuge-2cv.md dans citroen-2cv/) — cette fiche ne les reprend donc pas en détail et se concentre sur ce qui est spécifique à la Méhari.

Les points spécifiques à vérifier sur une Méhari

Une facilité de restauration qui ne dispense pas de la prudence

Le fait qu'il soit aujourd'hui possible, en théorie, de reconstruire une Méhari entièrement à neuf grâce à la disponibilité exceptionnelle des pièces (voir Restaurer une carrosserie en ABS — un défi différent de la tôle) ne doit pas conduire à sous-estimer le budget réel d'une restauration complète : le coût des pièces refabriquées reste substantiel une fois cumulé sur l'ensemble d'un véhicule, et un exemplaire déjà largement restauré ou entretenu se négocie en général nettement plus cher qu'un projet à rénover, comme le confirment les écarts de prix observés en vente aux enchères (voir La cote de la Méhari aux enchères — des prix en nette hausse depuis dix ans).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org (CC BY-SA 4.0) ; magazine.interencheres.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci