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§ 13 · Achat administratif

Daimler ou Vanden Plas ? Ce que le litige sur le nom change pour l'acheteur américain

Daimler (Royaume-Uni) · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une mécanique identique, deux badges différents selon le marché

Un acheteur ou un restaurateur américain confronté à une berline Jaguar haut de gamme des années 1970-2000 doit garder à l'esprit une particularité propre au marché nord-américain : la même voiture, mécaniquement et esthétiquement identique à ce qui se vend partout ailleurs sous le badge Daimler à calandre cannelée (voir Sovereign, Double-Six, puis simplement « Daimler » — la chronologie précise du badge engineering), a longtemps été commercialisée aux États-Unis sous l'appellation Jaguar Vanden Plas — l'usage du nom Daimler y étant resté juridiquement impossible faute d'un dépôt de marque jamais effectué par l'entreprise avant son rachat par Jaguar en 1960 (voir L'extinction du badge Daimler — un nom jamais déposé aux États-Unis, jusqu'à la dissolution de 2025).

Une conséquence pratique pour l'identification et la restauration

Cette particularité a des implications concrètes pour quiconque cherche à identifier, importer ou restaurer un tel véhicule aux États-Unis : la documentation d'origine (manuels, plaques constructeur, catalogues de pièces) peut porter l'une ou l'autre appellation selon le pays de première immatriculation, sans que cela ne traduise une quelconque différence mécanique entre les deux versions. Un acheteur américain en quête d'une pièce détachée ou d'une documentation technique aura donc intérêt à rechercher sous les deux noms — Daimler et Vanden Plas — pour ne pas passer à côté d'une ressource pertinente, en particulier pour les générations Series I à III (1969-1983) et pour les Double-Six V12 (voir Sovereign, Double-Six, puis simplement « Daimler » — la chronologie précise du badge engineering).

Une tentative de régularisation tardive, restée sans suite

En 2009, dans le contexte du démantèlement de la fusion DaimlerChrysler (Daimler-Benz et Chrysler, sans le moindre lien avec la marque automobile britannique traitée dans ce dossier — voir 1896 — la fondation de Daimler, premier constructeur automobile britannique), Jaguar tente de déposer formellement la marque « Daimler » auprès de l'office américain des brevets et des marques (USPTO), probablement dans l'espoir de sécuriser enfin l'usage du nom sur ce marché. La demande est rejetée au motif que « Daimler » constitue avant tout un patronyme, une catégorie de noms plus difficile à protéger commercialement. Cette décision, intervenue la même année que l'arrêt de la commercialisation du badge Daimler à l'échelle mondiale, ferme définitivement la porte à toute régularisation du nom outre-Atlantique.

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Provenance de cette fiche
Site source
prestigeandperformancecar.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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