Le crash du vol TWA de 1931 et la fin des ailes en bois dans l'aviation commerciale américaine
Un trimoteur Fokker à l'aile en bois laminé
En 1931, un appareil Fokker F-10 exploité par la compagnie Transcontinental & Western Air (TWA) est victime d'un accident dont l'enquête établit une cause structurelle précise : l'eau s'était infiltrée entre les couches de bois laminé constituant l'aile, dissolvant la colle qui les maintenait assemblées, jusqu'à la rupture en vol. L'appareil appartenait à une génération de trimoteurs dont la voilure reposait encore sur une construction en bois, héritée des pratiques aéronautiques des années 1920.
Un tournant réglementaire et commercial
Cet accident conduit à un durcissement des exigences envers les avions de ligne dotés d'ailes en bois et pousse les compagnies américaines à rechercher des appareils entièrement métalliques, jugés plus fiables sur le plan structurel. Boeing répond le premier avec le modèle 247, un monoplan bimoteur tout métal à train rentrant, mais la capacité de production de l'avionneur est alors réservée à sa filiale aérienne United Airlines, laissant les compagnies concurrentes, dont TWA, sans solution comparable.
Le point de départ de la lignée DC
Confrontée à cette situation, TWA lance un appel d'offres auprès des constructeurs pour un appareil tout métal capable de rivaliser avec le Boeing 247. C'est cette démarche qui conduit à la réponse de Douglas Aircraft Company, dont le projet initial — le DC-1 — inaugure la lignée d'appareils qui aboutira, quatre ans plus tard, au DC-3.
Voir aussi
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 20 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Douglas_DC-1 ↗