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§ 01 · Histoire et modèles

Genèse de la Ferrari F355 (1994) — restaurer la réputation dynamique de la lignée

Ferrari 348 à 458 Italia · 1989–1994 · 4 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

La Ferrari F355 (Type F129) est dévoilée au Salon de Genève en mars 1994 ; sa commercialisation débute en mai 1994. Elle succède à la 348 et sera elle-même remplacée par la 360 Modena en 1999. Il s'agit d'une évolution poussée de la 348 plutôt que d'une voiture entièrement nouvelle — plusieurs panneaux de carrosserie restent d'ailleurs interchangeables entre les deux modèles — mais l'ampleur des révisions techniques et esthétiques est telle que la F355 est unanimement perçue par la presse spécialisée comme une rupture de perception complète avec sa devancière.

Une réponse directe aux critiques de la 348

Les sources consultées pour ce dossier convergent : la F355 est explicitement conçue comme la réponse de Ferrari aux critiques essuyées par la 348 (voir Genèse de la Ferrari 348 (1989) — la première V8 de l'ère post-Enzo Ferrari), dans un contexte de comparaison directe et défavorable avec la Honda NSX (lancée en 1990), alors considérée par la presse comme ayant redéfini les standards d'usage quotidien d'une sportive centrale. Selon le site spécialisé Classic Car Gang, Luca di Montezemolo — devenu entre-temps président de Ferrari — porte personnellement ce redressement.

Les axes d'amélioration documentés par les sources sont précis :

  • Le moteur reçoit une nouvelle culasse à cinq soupapes par cylindre (voir Le V8 cinq soupapes par cylindre de la F355 — un jalon technique de la marque), portant la puissance de 300-320 ch à 380 ch.
  • La boîte de vitesses, point faible récurrent de la 348 (mécanisme réputé raide à froid), est révisée : un échangeur thermique préchauffe l'huile de boîte au démarrage, et la commande par câble cède la place à une commande par tringlerie rigide, pour un passage des rapports nettement plus précis.
  • Le châssis évolue vers une caisse monocoque en acier avec sous-châssis arrière tubulaire, suspensions à triangles superposés non égaux, et un choix possible entre deux réglages d'amortisseurs (« Confort » et « Sport »).
  • La direction assistée devient disponible — une nouveauté destinée à améliorer l'agrément en usage urbain, point faible identifié sur la 348 — tout en restant remplaçable par une crémaillère manuelle sur commande spéciale pour les puristes.
  • L'aérodynamique fait l'objet d'un travail poussé : plus de 1 300 heures de soufflerie pour la Berlinetta, 1 800 heures pour la Spider, avec un aileron « nolder » et un carénage de soubassement générant de l'appui.

Une nomenclature qui change de logique

La F355 rompt avec la convention de nommage Ferrari en vigueur depuis des décennies (cylindrée en litres suivie du nombre de cylindres, comme 246 = 2,4 L/6 cylindres ou 308 = 3,0 L/8 cylindres). Son nom encode désormais la cylindrée (3,5 litres) et le nombre de soupapes par cylindre (5) — une manière, selon Wikipédia anglophone, de mettre en avant cette innovation technique dès la désignation commerciale du modèle.

Une gamme structurée en plusieurs étapes

La Berlinetta (coupé fixe) inaugure la gamme en mai 1994, seule disponible avec la boîte manuelle à six rapports dans un premier temps. La Spider (cabriolet à capote électrique, une première pour Ferrari sur ce point précis) et la GTS (toit targa amovible, dernière Ferrari V8 centrale à proposer cette configuration — la 360 ne la reconduira pas) suivent en 1995. En 1997, la boîte robotisée F1 à commande au volant devient disponible en option sur l'ensemble de la gamme, donnant naissance à l'appellation commerciale « 355 F1 » — un jalon technique majeur détaillé dans 1997 — la boîte F1 de la F355, première boîte robotisée à palettes sur une Ferrari de route. La carrière du modèle se referme en 1999 avec la série limitée Serie Fiorano (104 exemplaires), qui reprend la crémaillère de direction plus directe du modèle Challenge de compétition.

Au total, 11 273 F355 sont produites selon Wikipédia (répartition : 4 871 Berlinetta, 3 717 Spider, 2 577 GTS), un volume qui en fait, à l'époque, la Ferrari la plus produite de l'histoire de la marque — record battu ensuite par la 360 puis la F430.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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