Un accueil critique en demi-teinte : styling salué, insonorisation et infodivertissement critiqués
Un jugement d'ensemble loin du triomphe critique parfois supposé
Contrairement à une image parfois trop favorable véhiculée par une partie de sa communication commerciale, la Q50 n'a pas fait l'objet, dans la presse automobile américaine généraliste, d'un accueil critique unanimement enthousiaste sur l'ensemble de sa carrière. Plusieurs titres de référence, dont Car and Driver dans son évaluation d'un millésime 2018, ne mettent pas en cause les performances d'accélération du modèle mais se montrent nettement plus réservés sur le reste de l'expérience embarquée. Un comparatif rétrospectif publié en fin de carrière du modèle résume d'ailleurs la trajectoire critique de la Q50 comme celle d'une voiture « née comme une déception », avant de nuancer ce jugement sévère par la reconnaissance d'un statut de « légende underground » acquis auprès d'une frange d'amateurs sur le tard, notamment pour la Red Sport 400 et son excellent rapport prix/puissance sur le marché de l'occasion (voir Red Sport 400 face aux M et AMG : une rivale crédible, jamais officiellement une M ou une AMG).
Deux critiques structurellement récurrentes sur l'ensemble de la carrière
Deux reproches reviennent avec une constance particulière dans les tests de la presse spécialisée, du lancement jusqu'aux derniers millésimes :
- une insonorisation jugée insuffisante pour une berline à prétention premium, certaines évaluations relevant qu'à tarif comparable, plusieurs berlines généralistes du marché se montrent plus silencieuses à bord que la Q50 ;
- un système d'infodivertissement à double écran InTouch (voir L'habitacle de la Q50 : le double écran InTouch, l'artisanat revendiqué et le système Bose Studio) unanimement décrit, à partir du milieu des années 2010, comme daté sur le plan de l'ergonomie et de la réactivité tactile — un défaut d'autant plus pénalisant qu'il persiste, pour l'essentiel, jusqu'à la fin de la production du modèle en 2024 sans refonte majeure de son architecture logicielle.
Une critique qui s'inscrit dans le contexte d'un habitacle non renouvelé pendant onze ans
Ces deux critiques récurrentes doivent se comprendre à la lumière d'un fait structurel plus large, documenté par plusieurs analyses rétrospectives de fin de carrière : Infiniti n'a jamais procédé à une refonte complète de la planche de bord de la Q50 sur l'ensemble de ses onze années de commercialisation (2014-2024), les deux restylages successifs du modèle se concentrant sur la face avant, l'éclairage et les équipements plutôt que sur l'architecture intérieure elle-même. Plusieurs rivales directes du segment ont, sur cette même période, connu deux générations complètes — un contraste qui alimente directement la perception d'un modèle resté figé dans le temps vers la fin de sa carrière.
Voir aussi
- Site source
- theautopian.com, consumerreports.org, cars.usnews.com
- Date d'extraction
- 14 sept. 2026
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