Infiniti dans l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, et la coopération Daimler de 2010
Une marque, pas un constructeur indépendant
Contrairement à Genesis (filiale distincte de Hyundai Motor Group depuis le 4 novembre 2015, voir « Athletic Elegance » et l'emblème ailé : la grammaire visuelle de Genesis) ou à Lexus (division de Toyota mais dotée de son propre réseau et d'une identité d'entreprise largement autonome), Infiniti demeure juridiquement une division interne de Nissan Motor Corporation, et non une société distincte. Elle s'inscrit donc directement dans le périmètre de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, partenariat industriel franco-japonais noué en 1999 entre Renault et Nissan, puis élargi à Mitsubishi Motors en 2016. Cette alliance, l'une des plus importantes au monde par le volume combiné de ses huit marques (Renault, Dacia, Alpine, Mobilize côté français ; Nissan, Infiniti, Datsun côté japonais ; Mitsubishi), donne à Infiniti un accès à des plateformes, des architectures électriques et des composants mutualisés à l'échelle du groupe — la plateforme D de la Nissan Pathfinder partagée avec l'Infiniti QX60 en constituant un exemple typique côté SUV, hors du strict périmètre de ce dossier consacré à la Q50.
La coopération Renault-Nissan/Daimler de 2010 : la clé d'un détail technique de la Q50
Un second partenariat industriel, plus ponctuel mais directement pertinent pour la Q50, mérite d'être posé ici en amont : le 7 avril 2010, l'Alliance Renault-Nissan et le groupe allemand Daimler AG (maison mère de Mercedes-Benz) annoncent une coopération stratégique de grande ampleur, scellée par un échange de participations croisées (Daimler prenant 3,1 % du capital de Renault et de Nissan, chacun des deux prenant en retour 1,55 % du capital de Daimler). Cette coopération, pilotée par un comité conjoint coprésidé par Carlos Ghosn (Renault-Nissan) et Dieter Zetsche (Daimler) et réuni une dizaine de fois par an, porte notamment sur le partage de moteurs : Renault-Nissan fournit à Daimler des blocs essence et diesel 3 et 4 cylindres adaptés à la gamme compacte de Mercedes (la Mercedes-Benz Citan, dérivée du Renault Kangoo et lancée en septembre 2012, en est l'un des tout premiers fruits), tandis que Daimler fournit en retour à Infiniti des moteurs 4 et 6 cylindres essence et diesel.
Pourquoi une Infiniti a-t-elle pu embarquer un moteur Mercedes ?
Cette coopération de 2010 explique directement un fait technique autrement surprenant, documenté en détail dans ce dossier : la Q50 a embarqué, selon les marchés et les millésimes, un 4-cylindres turbo essence 2.0 litres d'origine Mercedes-Benz (bloc M274) ainsi qu'un 4-cylindres diesel 2.2 litres également d'origine Mercedes (bloc OM651) — voir Sous le capot, du Mercedes : les blocs 2.0T essence et 2.2d diesel de la Q50. Loin d'une anecdote isolée, ce partage moteur illustre concrètement, à l'échelle d'un seul modèle, la nature véritable de l'appartenance d'Infiniti à un ensemble industriel bien plus vaste que la seule maison-mère Nissan.
Voir aussi
- Site source
- dieselnet.com, global.nissannews.com, jalopnik.com
- Date d'extraction
- 14 sept. 2026
- URL d'origine
- https://dieselnet.com/news/2010/04renault.php ↗
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