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§ 03 · Carburation injection

Des trois SU aux deux Zenith-Stromberg — l'alimentation du six-cylindres sous la pression des normes

Jaguar E-Type · 1961–1975 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Trois carburateurs SU, la configuration d'origine

Le six-cylindres XK de l'E-Type est alimenté, sur toute la durée de vie des Series 1 et 1.5 vendues hors des contraintes d'émissions américaines, par trois carburateurs SU à corps horizontal, type HD8 (à jet noyé dans le corps du carburateur et réglage de richesse par diaphragme, ce qui simplifie l'accès à la vis de richesse par rapport à la génération précédente de carburateurs SU à jet saillant, type HS). Cette configuration délivre la puissance brute revendiquée de 265 ch (198 kW) évoquée dans Le six-cylindres XK — un moteur de 1948 encore au sommet en 1961.

L'irruption des normes américaines d'émissions

Les premières normes fédérales américaines d'émissions entrent en vigueur en 1968. Le moteur XK, alors âgé de vingt ans, n'avait jamais été conçu avec le moindre souci de dépollution. Sa mise aux normes se traduit, sur les exemplaires destinés au marché américain, par le remplacement des trois carburateurs SU par deux carburateurs Zenith-Stromberg à double corps, combiné à un jeu de soupapes agrandi — l'ensemble faisant chuter la puissance affichée de 265 à 246 ch (198 à 183 kW) et le couple de 283 à 263 lb⋅ft (384 à 357 N⋅m). Cette configuration à deux carburateurs apparaît dès la « Series 1.5 » de 1967-1968 sur les exemplaires nord-américains — voir « Series 1.5 » — la transition officieuse imposée par les normes américaines (1967-1968) — puis se généralise à l'ensemble de la production Series 2 vendue aux États-Unis à partir de 1968.

Un « cat » nettement moins vif outre-Atlantique

Les modèles Series 2 destinés aux États-Unis affichent ainsi, sur le papier, une puissance brute de 246 ch, ramenée en pratique à une puissance nette d'à peine 171 ch (128 kW) une fois les nouvelles méthodes de mesure américaines appliquées — un écart qui donne une idée assez nette de l'ampleur du dé-tarage subi par le moteur XK à la fin des années 1960, sur une voiture par ailleurs alourdie par les équipements de sécurité et de confort exigés par la réglementation (voir Series 2 (1968-1971) — l'E-Type mise aux normes américaines).

Une alimentation distincte pour les versions compétition

La configuration retenue en compétition sur les Lightweight E-Type diffère radicalement de celle des versions routières : trois carburateurs Weber double corps 45DCOE homologués en complément d'une injection mécanique Lucas — voir Le Lightweight E-Type (1963-1964) — l'héritier revendiqué du D-Type, seulement 12 exemplaires. Sur le moteur V12 de la Series 3, l'alimentation change à nouveau de nature (quatre carburateurs Zenith), avec une histoire d'injection avortée qui lui est propre — voir L'injection qui n'a jamais vu le jour — pourquoi le V12 de l'E-Type a gardé ses carburateurs.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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