Des phares carénés aux phares à découvert — esthétique, réglementation et piège à rouille
Un caréné élégant, mais pas seulement décoratif
Les célèbres carénages vitrés qui recouvrent les phares des premières E-Type ne sont pas qu'un effet de style : selon Ate Up With Motor, ils procuraient un gain réel de 2 à 3 mph (3 à 5 km/h) sur la vitesse de pointe en réduisant la traînée aérodynamique à l'avant de la voiture — un gain cohérent avec l'obsession de Malcolm Sayer pour l'aérodynamique (voir Malcolm Sayer — l'aérodynamicien qui refusait d'être appelé « styliste »).
Des inconvénients bien réels
Ce même carénage présentait toutefois plusieurs inconvénients pratiques documentés dès l'époque : il réduisait sensiblement la portée effective de l'éclairage, n'était pas légal dans certains États américains, avait tendance à s'embuer par temps humide, et s'est révélé, à l'usage, être un redoutable piège à rouille — un défaut qui n'a rien d'anecdotique compte tenu de la vulnérabilité générale de la caisse monocoque de l'E-Type à la corrosion (voir Les points sensibles de la monocoque — quand les bas de caisse sont aussi le châssis).
Une bascule complète vers le phare à découvert
Les carénages disparaissent en juillet 1967. Un petit nombre de Series 1 tardives (parfois qualifiées de « Series 1.25 » par commodité, bien que Jaguar ne reconnaisse officiellement que trois séries) reçoivent alors des phares à découvert tout en conservant, pour le reste, l'ensemble des caractéristiques mécaniques et esthétiques de la Series 1 — voir « Series 1.5 » — la transition officieuse imposée par les normes américaines (1967-1968). Il ne s'agit toutefois pas d'un abandon isolé propre à la seule E-Type : la même évolution touche à la même époque d'autres modèles importés aux États-Unis, la Citroën DS en tête. Une fois généralisée à la Series 2 en 1968, cette évolution s'applique, fait notable, à l'ensemble de la production mondiale et non aux seuls exemplaires nord-américains — un choix d'harmonisation industrielle plutôt que de stricte conformité réglementaire marché par marché.
Voir aussi
- « Series 1.5 » — la transition officieuse imposée par les normes américaines (1967-1968) · Series 2 (1968-1971) — l'E-Type mise aux normes américaines · Malcolm Sayer — l'aérodynamicien qui refusait d'être appelé « styliste » · Les points sensibles de la monocoque — quand les bas de caisse sont aussi le châssis
- Site source
- ateupwithmotor.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- Les points sensibles de la monocoque — quand les bas de caisse sont aussi le châssisJaguar E-Type · Restauration
- Series 2 (1968-1971) — l'E-Type mise aux normes américainesJaguar E-Type · Histoire et modèles
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