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§ 13 · Achat administratif

Acheter une E-Type — repères de choix entre séries et points de vigilance

Jaguar E-Type · 1961–1975 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Choisir d'abord sa série

La Series 1 reste, pour la majorité des amateurs et sur le marché des enchères, la version la plus recherchée : elle conserve la ligne d'origine avant les modifications imposées par la réglementation américaine (voir Series 2 (1968-1971) — l'E-Type mise aux normes américaines et Series 3 V12 (1971-1974) — la dernière évolution, plus grosse et plus grasse). Au sein même de la Series 1, les tout premiers exemplaires « flat floor », à plancher plat, loqueteaux de capot soudés et verrouillage extérieur du capot, sont les plus recherchés et commandent une prime substantielle par rapport aux Series 1 plus tardives — voir Series 1 3.8 litres (1961-1964) — la définition originelle de l'E-Type. Un roadster 2+2 ou équipé de la boîte automatique reste, à l'inverse, structurellement moins recherché sur le marché qu'un modèle biplace à boîte manuelle.

La Series 2, reconnaissable à l'absence de carénages de phares (voir Des phares carénés aux phares à découvert — esthétique, réglementation et piège à rouille), se négocie en règle générale moins cher qu'une Series 1 équivalente, même si des exemplaires d'exception continuent de commander des prix élevés. La Series 3 à moteur V12 (voir Le V12 5,3 litres monté sur l'E-Type Series 3 — architecture et caractéristiques) offre l'accès le plus abordable à la gamme, en particulier en carrosserie 2+2 — souvent qualifiée de meilleure porte d'entrée pour un premier achat de youngtimer/classique par les spécialistes du marché.

Vérifier la traçabilité avant tout

Avant tout achat, la vérification de la cohérence des numéros (moteur, boîte, caisse, châssis) reste l'étape la plus déterminante, tant l'écart de valeur entre un exemplaire « matching numbers » et un exemplaire reconstruit avec des organes rapportés peut être considérable — voir Décoder un numéro de châssis d'E-Type — vingt schémas de numérotation en quatorze ans pour le détail des schémas de numérotation par série et carrosserie, et Existe-t-il une E-Type irrécupérable ? Marché des pièces et logique économique de la restauration pour la question plus large de ce qui subsiste de « d'origine » dans un exemplaire lourdement restauré. Un certificat de traçabilité délivré par le Jaguar Daimler Heritage Trust reste, à ce titre, un document de référence largement recommandé par les spécialistes du marché.

Le poste de contrôle numéro un : la caisse

Compte tenu de la construction monocoque de l'E-Type, où bas de caisse et planchers jouent un rôle structurel à part entière, l'inspection de la caisse doit primer sur tout le reste lors d'un achat — voir Les points sensibles de la monocoque — quand les bas de caisse sont aussi le châssis pour le détail complet des zones de corrosion les plus fréquentes (bas de caisse intérieurs et extérieurs, plancher de coffre, ailes arrière, tablier avant). Une provenance documentée (historique d'entretien continu, factures de restauration, photographies datées) pèse fortement dans la valorisation d'un exemplaire, comme le montrent plusieurs résultats d'enchères récents mettant en avant une possession familiale de plusieurs décennies ou une restauration à six chiffres intégralement documentée.

Un marché avec une fourchette de prix très large

Sur le marché actuel, les prix observés vont d'environ 35 000 £ pour un 2+2 Series 3 en état d'usage courant à plus de 200 000 £ pour un exemplaire Series 1 d'exception, avec un facteur multiplicateur pouvant dépasser 5 entre le bas et le haut de la fourchette selon la série, la carrosserie, l'état et la provenance — voir La cote de l'E-Type en 2026 — un marché qui s'est refroidi depuis son pic de 2017-2019 pour le détail chiffré par série et par carrosserie.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
collectingcars.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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