Conduire une XJ classique aujourd'hui — six-cylindres contre V12
Une direction assistée peu bavarde mais efficace
Selon Hagerty, une XJ classique en bon état conserve aujourd'hui encore un comportement routier convaincant, à condition que les silentblocs de suspension et de sous-châssis soient en bon état (voir La rouille, premier ennemi des XJ classiques — guide des points sensibles) : la direction, généreusement assistée, ne renvoie que peu d'informations au conducteur, mais ce trait — loin d'être rédhibitoire sur une berline de luxe — ne nuit pas à l'agrément d'ensemble. Comparée à une Rolls-Royce Silver Shadow contemporaine, la XJ paraît nettement plus compacte et plus vive à conduire, tout en conservant de solides freins à disque aux quatre roues.
Le choix du cœur : le V12
Pour qui peut en assumer la consommation, le V12 5,3 litres reste, selon cette même source, un choix « envoûtant » : d'une douceur et d'une puissance délivrées avec un calme remarquable, il propulse la voiture sans effort apparent. Les six-cylindres n'ont pourtant pas à rougir de la comparaison : un 4,2 litres bien réglé suit le rythme du V12 dans la plupart des situations de conduite réelle, avec une consommation nettement plus raisonnable — l'écart entre les 16 mpg (environ 17,6 l/100 km) du V12 Series III et les 22 mpg (environ 12,8 l/100 km) du 4,2 litres représentant, sur un long trajet, une différence de budget carburant significative.
Boîte manuelle ou automatique : un choix de caractère
Contrairement à une idée reçue, les boîtes manuelles ne sont pas rares sur les XJ des années 1970 : de nombreux acheteurs de l'époque ne considéraient pas encore la boîte automatique comme un choix par défaut. Une XJ à boîte manuelle dotée de l'overdrive en option constitue, selon Hagerty, une routière grand tourisme à haute vitesse particulièrement plaisante — un profil de conduite assez différent de l'image plus feutrée généralement associée au modèle.
Un grand coffre, un habitacle arrière parfois compté
Le coffre, vaste mais peu profond, convient bien aux longs trajets. L'habitacle arrière des versions à empattement court peut en revanche se révéler juste à quatre adultes, un inconvénient largement corrigé par la version à empattement long généralisée à partir de la Series II (voir Series 2 (1973-1979) — le dernier modèle de l'ère Lyons).
Voir aussi
- « La meilleure voiture du monde » — l'accueil de la presse d'essai en 1968 · Le V12 5,3 litres dans la XJ12 — puissance, refroidissement et rendement · Des boîtes Borg-Warner au J-Gate ZF — l'évolution des transmissions de la XJ · La cote des XJ classiques — Series 1, 2 et 3 sur le marché de la collection
- Site source
- hagerty.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- La rouille, premier ennemi des XJ classiques — guide des points sensiblesJaguar XJ6 · Restauration
- Le V12 5,3 litres dans la XJ12 — puissance, refroidissement et rendementJaguar XJ6 · Moteur
- « La meilleure voiture du monde » — l'accueil de la presse d'essai en 1968Jaguar XJ6 · Conduite
- Des boîtes Borg-Warner au J-Gate ZF — l'évolution des transmissions de la XJJaguar XJ6 · Transmission
- Series 2 (1973-1979) — le dernier modèle de l'ère LyonsJaguar XJ6 · Histoire et modèles
- La cote des XJ classiques — Series 1, 2 et 3 sur le marché de la collectionJaguar XJ6 · Achat administratif