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§ 03 · Carrosserie 1947 toute nouvelle

Howard « Dutch » Darrin — du carrossier parisien de luxe au dessinateur de la caisse Kaiser-Frazer

Kaiser Kaiser-Frazer (États-Unis, 1945-1955, prolongements sud-américains jusqu'en 1967) · 1945–1955 · 2 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

Un pilote de guerre devenu carrossier à Paris

Né Howard A. Darrin dans le New Jersey en 1897, « Dutch » Darrin sert comme pilote de chasse pour la France pendant la Première Guerre mondiale, avant de s'associer dans les années 1920 à Thomas L. Hibbard pour fonder à Paris la carrosserie Hibbard & Darrin, dont les réalisations incluent une Rolls-Royce Phantom de 1931. Après le départ de Hibbard dans les années 1930, Darrin poursuit l'aventure parisienne avec le financier français M. Fernandez sous le nom Fernandez & Darrin, se spécialisant dans les carrosseries de luxe sur châssis prestigieux.

Hollywood, avant la rencontre avec Kaiser-Frazer

De retour aux États-Unis en 1937, Darrin s'installe à Hollywood, où il dessine des carrosseries spéciales sur châssis de luxe pour une clientèle de vedettes de cinéma. Sa réputation de designer haut de gamme lui vaut d'être sollicité comme consultant par des marques aussi diverses que Renault, Daimler-Benz, Rolls-Royce, mais aussi, aux États-Unis, Stutz, Studebaker et surtout Packard, pour laquelle il signe la Packard Darrin (1940) et contribue au style de la Packard Clipper (1942) — un pedigree de carrossier de luxe qui tranche nettement avec le segment généraliste que vise Kaiser-Frazer à sa fondation.

De Graham-Paige à Kaiser-Frazer

C'est par l'intermédiaire de Graham-Paige, où Joseph Frazer le sollicite pour dessiner un projet de Graham d'après-guerre resté sans suite, que Darrin entre en contact avec l'orbite Kaiser-Frazer (voir La fondation de Kaiser-Frazer Corporation (1945-1946) et le pari de Willow Run). Il devient rapidement le styliste de référence de la nouvelle marque : la carrosserie enveloppante de 1947 (voir 1947 — l'une des toutes premières carrosseries entièrement nouvelles de l'après-guerre américain) porte sa signature, tout comme la refonte de 1951 dont hérite la Kaiser Manhattan, saluée par un Grand Prix d'Honneur au Concours d'Élégance de Cannes (voir 1951 — la refonte Darrin, le « Dragon Vinyl » et le sommet stylistique de Kaiser).

Le roadster qui porte son nom

Darrin est aussi à l'origine, de sa propre initiative avant même l'aval formel de l'entreprise, du roadster à carrosserie en fibre de verre qui deviendra la Kaiser Darrin (voir La genèse de la Kaiser Darrin — un projet personnel devenu voiture de série malgré l'entreprise), doté de portières coulissantes originales qu'il avait fait breveter dès 1946 (voir Les portières coulissantes de la Kaiser Darrin — un brevet de 1946 devenu signature de la voiture). Après l'arrêt de la production par Kaiser, c'est Darrin lui-même — ayant conservé les droits sur le dessin — qui rachète à bas prix une cinquantaine d'exemplaires endommagés pour les revendre depuis son propre showroom hollywoodien (voir 435 exemplaires, un sauvetage personnel et les Darrin-Specials au V8 Cadillac), une intervention personnelle rare dans l'histoire automobile qui illustre l'attachement du designer à sa création.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
16 sept. 2026
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