Le toit périscope de la LP400 : une solution empruntée à la sécurité automobile américaine
Un défaut de conception assumé dès le premier prototype
La silhouette en coin dessinée par Gandini (voir Le style « wedge » de Gandini : une rupture radicale avec les courbes de la Miura) — pare-brise très incliné, custode arrière fuyante, poste de conduite bas — a pour conséquence directe une visibilité arrière très limitée, dès le prototype LP500 de 1971. Plutôt que d'accepter un simple rétroviseur intérieur peu efficace dans cette configuration, l'équipe de développement choisit d'intégrer un système optique alternatif.
Une solution venue de la sécurité automobile américaine
Le dispositif retenu est un périscope, dont le principe optique renvoie l'image de l'arrière du véhicule vers le champ de vision du conducteur à travers une ouverture pratiquée dans le toit. Ce système n'est pas développé spécifiquement pour la Countach : il est fourni par la société Donnelly Mirrors, qui l'avait initialement mis au point pour un programme américain de recherche sur la sécurité automobile connu sous le nom d'ESV (Experimental Safety Vehicle). Son adaptation à la Countach donne au toit une découpe caractéristique, immédiatement identifiable, qui vaudra à cette première série son surnom d'usage : la « Periscopio » (voir LP400 « Periscopio » (1974-1978) — la première Countach de série).
Un dispositif abandonné dès la génération suivante
Le périscope est conservé pour l'ensemble de la production LP400 (1974-1978), mais disparaît dès la LP400 S en 1978, remplacé par des rétroviseurs extérieurs classiques, jugés plus efficaces à l'usage malgré la perte de l'originalité visuelle du dispositif. Un très petit nombre de LP400 S de la toute première série (Série 1) reprennent malgré tout, à titre optionnel, le rétroviseur périscopique de la LP400 — des exemplaires aujourd'hui considérés comme particulièrement recherchés par les collectionneurs.
Un problème de visibilité qui ne disparaît jamais vraiment
L'abandon du périscope ne résout pas fondamentalement le problème de visibilité arrière posé par la silhouette de la voiture : celui-ci ne fera que s'aggraver avec l'arrivée, en 1985, de la bosse imposée sur le capot moteur par le déplacement des carburateurs de la Quattrovalvole (voir La culasse Quattrovalvole : quatre soupapes par cylindre, et le déplacement des carburateurs), au point que Wikipédia anglophone la décrit comme réduisant une visibilité « déjà mauvaise » à « quasiment nulle ». Voir Conduire une Countach : visibilité quasi nulle, portance à haute vitesse et technique de stationnement pour les conséquences pratiques de ce défaut sur la conduite au quotidien.
Voir aussi
- LP400 « Periscopio » (1974-1978) — la première Countach de série · Le style « wedge » de Gandini : une rupture radicale avec les courbes de la Miura · La culasse Quattrovalvole : quatre soupapes par cylindre, et le déplacement des carburateurs · Conduire une Countach : visibilité quasi nulle, portance à haute vitesse et technique de stationnement
- Site source
- en.wikipedia.org ; hagerty.com
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Lamborghini_Countach ↗
- Conduire une Countach : visibilité quasi nulle, portance à haute vitesse et technique de stationnementLamborghini Countach · Conduite
- Le style « wedge » de Gandini : une rupture radicale avec les courbes de la MiuraLamborghini Countach · Carrosserie
- La culasse Quattrovalvole : quatre soupapes par cylindre, et le déplacement des carburateursLamborghini Countach · Moteur
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- Conduire une Countach : visibilité quasi nulle, portance à haute vitesse et technique de stationnementLamborghini Countach
- La culasse Quattrovalvole : quatre soupapes par cylindre, et le déplacement des carburateursLamborghini Countach
- LP5000 Quattrovalvole / 5000 QV (1985-1988) — quatre soupapes par cylindreLamborghini Countach
- LP400 « Periscopio » (1974-1978) — la première Countach de sérieLamborghini Countach