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§ 03 · Freelander et discovery sport

Freelander 2 / LR2 (2006-2014) : quand la plateforme vient de Ford et Volvo

Land Rover Discovery · depuis 2014 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un changement de base technique révélateur de la propriété Ford

Présentée au Salon de l'automobile britannique de 2006, la seconde génération de Freelander illustre de façon particulièrement nette l'impact du rachat de Land Rover par Ford en 2000 sur le développement produit (voir British Aerospace, BMW, Ford, Tata : quatre actionnaires, quatre empreintes sur le Discovery) : elle repose sur la plateforme Ford EUCD, elle-même déclinée du Ford C1, une base technique partagée avec la Volvo S80 et préfigurant son usage par la future Volvo XC60 — Volvo faisant alors, comme Land Rover, partie du groupe Premier Automotive Group constitué par Ford autour de ses marques de prestige. Le moteur six-cylindres 3,2 litres qui équipe les versions haut de gamme provient directement du bloc « SI6 » développé pour la Volvo S80, tandis que le diesel 2,2 litres est fourni par le groupe PSA Peugeot Citroën — une double synergie industrielle rendue possible par cette appartenance commune au même actionnaire.

Une fabrication délocalisée à Halewood

Rupture avec la génération précédente assemblée à Solihull, le Freelander 2 est construit à l'usine Halewood, près de Liverpool — le même site que la Jaguar X-Type, avec laquelle il partage jusqu'en 2009 une version modifiée de la plateforme à traction avant de Ford. Commercialisé aux États-Unis et au Moyen-Orient sous le nom LR2, en miroir du choix déjà fait pour le Discovery 3/LR3 (voir De Project Jay à sous-marque Discovery : la logique des noms à travers les générations), le modèle bénéficie d'un lancement médiatique confié à la joueuse de tennis Maria Sharapova lors d'un événement organisé aux Kensington Roof Gardens de Londres.

Terrain Response hérité du grand frère, puis une première historique : la deux roues motrices

Le Freelander 2 reçoit une version adaptée du système Terrain Response, alors tout juste introduit sur le Discovery 3 et le Range Rover (voir Terrain Response : comment le Discovery 3 a démocratisé le franchissement pour le grand public), avec un couplage en quatre roues motrices développé en partenariat avec l'équipementier suédois Haldex. En 2011, pour la première fois en soixante-deux ans d'histoire de la marque, Land Rover commercialise une version strictement deux roues motrices du Freelander, baptisée « eD4 » : la suppression de la transmission intégrale (et du Terrain Response, jugé alors sans objet) permet un gain de poids de 75 kg et une consommation ramenée à 6 l/100 km, mais expose immédiatement le modèle à la concurrence interne du tout nouveau Range Rover Evoque, plus premium, plus efficient et pourtant toujours proposé en transmission intégrale de série.

La fin d'une lignée, remplacée par la sous-marque Discovery

Le Freelander 2 reste en production jusqu'au 7 octobre 2014, cédant la place au Discovery Sport (voir Discovery Sport (2014-) : le Freelander rebaptisé, premier jalon de la sous-marque Discovery) dans le cadre d'une refonte globale de la gamme Land Rover qui fait disparaître le nom Freelander de la marque pendant plus d'une décennie. En 2024, Jaguar Land Rover annonce cependant la résurrection du nom, cette fois comme marque autonome de véhicules électriques développée avec le partenaire chinois Chery, pour un lancement annoncé fin 2026 — soit plus de douze ans après l'arrêt du Freelander 2.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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