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§ 07 · Carrosserie

De la Bora à la Merak : Giugiaro invente les arcs-boutants ouverts

Maserati Bora et Merak · 1971–1978 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une même caisse jusqu'aux portières

La Merak partage avec la Bora l'intégralité de l'avant de caisse jusqu'au montant central (pied de porte B) : plancher, ailes avant, capot et structure de portières sont rigoureusement identiques. Les différences commencent au niveau du nez — double pare-chocs chromés sur la Merak, en lieu et place des doubles grilles de calandre trapézoïdales de la Bora — mais c'est à l'arrière du montant central que les deux carrosseries divergent radicalement.

Un chantier confié au même Giugiaro

C'est à Giorgetto Giugiaro lui-même, auteur du dessin original de la Bora, que revient la tâche de « transformer la Bora en Merak », selon les mots de Wikipédia. Là où la Bora affiche un immense hayon entièrement vitré, façon fastback continu jusqu'au bas de caisse, la Merak adopte une lunette arrière verticale et abrupte, complétée d'un capot moteur plat et horizontal percé de quatre séries de fentes d'aération. Giugiaro referme la silhouette en ajoutant deux arcs-boutants ouverts qui prolongent visuellement la ligne de toit jusqu'à la poupe, sans toutefois porter de vitrage — un procédé stylistique qui deviendra, quelques années plus tard, l'un des partis pris de la Lancia Beta Montecarlo dessinée par Pininfarina.

Une motivation autant économique qu'esthétique

Le guide d'achat publié par Hagerty apporte un éclairage complémentaire sur cette différence : le hayon vitré en forme de coquille de la Bora est qualifié de « complexe et coûteux » à produire, quand la solution à arcs-boutants ouverts retenue pour la Merak est présentée comme plus simple à fabriquer — cohérente avec la vocation de la Merak comme version économique de la Bora (voir Octobre 1972 : le Salon de Paris et la stratégie du partage des coûts derrière la Merak). Le site français automobile-sportive.com relève par ailleurs que le pavillon de la Merak abandonne l'habillage en acier inoxydable qui fait la signature visuelle de la Bora (voir Une carrosserie en acier signée Officine Padane, un Cx de 0,30 et un toit en inox), la partie arrière du toit restant ici nue, et que les baguettes latérales chromées disparaissent également.

Une silhouette qui inspire des rapprochements inattendus

Le site newsdanciennes.com, dans son essai détaillé d'une Merak SS, relève une ressemblance de profil avec l'Alfa Romeo Montreal (absence de vitre de custode) et la De Tomaso Pantera (forme générale du pavillon) — tout en soulignant qu'aucune de ces deux autres voitures n'est signée par Giugiaro, preuve que certaines solutions stylistiques de l'époque répondaient à des contraintes techniques communes plutôt qu'à une simple influence directe d'un designer à l'autre.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; hagerty.com ; automobile-sportive.com ; newsdanciennes.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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