Octobre 1972 : le Salon de Paris et la stratégie du partage des coûts derrière la Merak
Un plan pensé pour mutualiser les coûts de développement
Un peu plus d'un an après la révélation de la Bora, Maserati présente au Salon de Paris d'octobre 1972 une version d'accès de sa GT à moteur central : la Merak (Tipo AM122). Le magazine britannique Classic & Sports Car résume la logique industrielle qui préside à sa création : puisque Maserati développe par ailleurs, pour le compte de Citroën, tout un ensemble mécanique destiné à la SM (moteur V6, boîte-pont, circuit hydraulique — voir La genèse du V6 Maserati de la SM — du V8 amputé à la feuille blanche de Giulio Alfieri et La boîte mécanique 5 vitesses maison dans citroen-sm/), pourquoi ne pas réutiliser cet ensemble complet dans la coque de la Bora plutôt que de développer une deuxième GT à moteur central entièrement neuve ? L'équation, sur le papier, est imparable : coûts de développement mutualisés, prix de vente plus accessible, et un V6 nettement plus compact que le V8 de la Bora, libérant assez d'espace pour installer une paire de places arrière d'appoint.
Un nom qui rompt avec la tradition des vents
Contrairement à la quasi-totalité des Maserati routières, traditionnellement baptisées d'après des vents (la Bora elle-même, le Ghibli, le Mistral, le Khamsin), la Merak tire son nom de Merak, une étoile de la constellation de la Grande Ourse — une rupture de convention dont aucune des sources consultées n'explique la raison précise.
Dans la pratique, une voiture plus différente de la Bora que prévu
Si le plan initial visait une parenté maximale avec la Bora pour limiter les coûts, le résultat final s'avère, de l'aveu même de Classic & Sports Car, « substantiellement différent » de sa devancière, avec une structure arrière entièrement repensée (voir De la Bora à la Merak : Giugiaro invente les arcs-boutants ouverts). La Merak partage néanmoins l'avant de la caisse de la Bora jusqu'aux portières, les deux modèles cohabitant au catalogue jusqu'à l'arrêt de la Bora en 1978.
Une cible affichée dès le départ : Lamborghini Urraco et Ferrari Dino
Selon Classic & Sports Car, la Merak est conçue d'emblée pour concurrencer la Lamborghini Urraco (lancée en 1970) et la lignée Dino de Ferrari — un segment de GT italiennes à moteur central compact que Maserati n'avait, jusque-là, jamais directement disputé (voir Sous-cotées longtemps, réévaluées aujourd'hui : la Bora et la Merak face à Ferrari et Lamborghini pour le détail de cette rivalité).
Voir aussi
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- Site source
- en.wikipedia.org ; classicandsportscar.com ; automobile-sportive.com ; newsdanciennes.com
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Maserati_Merak ↗
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