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§ 10 · Restauration

Guide d'achat : rouille, distribution et pièces rares — ce qu'il faut vérifier sur un Ghibli

Maserati Ghibli · 1967–1973 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

La rouille et l'accident, deux motifs rédhibitoires

Selon le spécialiste Bruce Trenery (Fantasy Junction), interrogé par le magazine Classic Motorsports, deux défauts disqualifient d'emblée un exemplaire aux yeux d'un collectionneur sérieux : un accident important ayant affecté le châssis, ou une corrosion avancée. La carrosserie en acier du Ghibli (voir Une carrosserie en acier construite par Ghia, aux deux réservoirs dissimulés), conjuguée au défaut de conception de l'entraînement de la pompe à eau déjà identifié côté moteur (voir Distribution, graissage et point faible connu : ce que disent les spécialistes du V8 Ghibli), en fait un point de vigilance numéro un à l'achat.

La distribution, une affaire de spécialiste

Trenery déconseille formellement toute intervention amateur sur le réglage des soupapes ou le calage de la distribution, non par crainte d'une difficulté technique insurmontable, mais parce qu'une erreur peut endommager des pièces coûteuses et difficiles à retrouver.

Un projet inachevé est un piège classique

Comme pour beaucoup de GT italiennes de collection, un exemplaire vendu comme « projet de restauration » mais auquel il manque des pièces significatives représente un risque particulier : la rareté relative du modèle (moins de 1 200 coupés et 125 Spyders construits au total selon cette même source — voir La gamme Ghibli au complet : Coupé, Spyder et version SS (1967-1973)) rend certaines pièces beaucoup plus difficiles à retrouver que sur une GT produite en grande série.

Un marché de pièces plus favorable qu'autrefois, mais toujours confidentiel

Trenery observe que l'essor du commerce en ligne a globalement amélioré l'accès aux pièces détachées par rapport à l'ère pré-Internet. Il tempère toutefois cette amélioration en rappelant que le Ghibli reste, par construction, bien plus rare que des collector cars produites en très grande série comme la Corvette ou la Mustang : l'acheteur doit s'armer de patience pour certaines pièces spécifiques.

La couleur, un critère de cote à contre-courant des idées reçues

Détail surprenant pour une GT italienne, où le rouge est traditionnellement valorisé : Trenery indique que les teintes bleues, vertes ou argent mettent le mieux en valeur les lignes du Ghibli et sont recherchées, tandis que le rouge, le marron et le blanc constituent plutôt, selon lui, une décote sur le marché de la collection (voir La cote du Ghibli aujourd'hui : de 22 000 dollars à l'origine à plus de 200 000 dollars en collection).

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Provenance de cette fiche
Site source
classicmotorsports.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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