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§ 07 · Carrosserie

Les vitres à persiennes de la SLC : une idée de Pininfarina récupérée par nécessité

Mercedes-Benz SL R107 / R129 · 1971–1989 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un problème mécanique précis résolu par un parti pris esthétique fort

Comme évoqué dans La SLC (C107) : un coupé quatre places né d'un calendrier trop serré, le style typiquement Mercedes-Benz des coupés sans montant B — vitres latérales intégralement escamotables — se heurte, sur la SLC, à une contrainte géométrique précise : la distance trop courte entre la portière et le passage de roue arrière interdit un mécanisme de descente classique pour la vitre arrière. Karl Wilfert, responsable du style carrosserie, résout ce problème par une solution devenue depuis une signature visuelle à elle seule : des vitres latérales arrière à double vitrage, segmentées par des persiennes intégrées qui divisent la surface vitrée et réduisent d'autant la partie mobile, désormais assez petite pour s'escamoter intégralement dans la portière.

Une esthétique qui a fait débat à sa sortie

Cette solution stylistique n'a pas fait l'unanimité au moment de sa présentation : Wikipédia germanophone la qualifie explicitement de « non sans controverse » sur le plan esthétique, tout en reconnaissant son caractère « hautement distinctif ». Avec le recul, ces persiennes sont aujourd'hui considérées comme l'un des éléments les plus reconnaissables de la silhouette SLC, au même titre que ses feux arrière cannelés caractéristiques.

Une paternité stylistique venue d'Italie, via une étude de 1967

Fait notable et documenté par la même source : ni les vitres à persiennes ni les feux arrière striés de la SLC ne sont des créations originales du bureau de style de Sindelfingen. Les deux éléments trouvent leur origine dans une étude stylistique de la carrosserie italienne Pininfarina, présentée dès 1967 — soit quatre ans avant le lancement commercial de la SLC elle-même. Ce recyclage d'une idée stylistique extérieure par les équipes de Karl Wilfert illustre la porosité, fréquente dans l'industrie automobile de cette époque, entre les studios de style des grands carrossiers italiens et les bureaux d'études internes des constructeurs allemands.

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Provenance de cette fiche
Date d'extraction
13 sept. 2026
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