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§ 01 · Histoire et modèles

La SLC (C107) : un coupé quatre places né d'un calendrier trop serré

Mercedes-Benz SL R107 / R129 · 1971–1989 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un coupé qui aurait dû naître sur la base de la Classe S

Depuis 1961, Mercedes-Benz propose systématiquement un coupé cinq places dérivé de sa grande berline W111 « aileron ». La logique aurait voulu qu'à l'aube des années 1970, ce coupé soit reconstruit sur la toute nouvelle Classe S alors en préparation. Mais cette nouvelle génération, qui deviendra la W116, mûrit trop lentement pour être disponible à temps. Le bureau d'études, dirigé par Karl Wilfert (responsable du style carrosserie à l'usine de Sindelfingen), dispose déjà d'un projet de coupé bien avancé, initialement pensé pour d'autres bases : c'est ce dessin, adapté à la plateforme SL toute neuve, qui devient la SLC — désignation d'usine C107. Le compromis se révèle payant sur le plan du calendrier : la SLC est dévoilée au Mondial de l'Automobile de Paris dès octobre 1971, six mois seulement après le roadster dont elle partage l'intégralité de la face avant jusqu'au pare-brise.

Un empattement à rallonge et des vitres arrière iconiques

Pour accueillir quatre passagers dans de bonnes conditions, la SLC allonge l'empattement du roadster de 360 mm (2 820 mm contre 2 460 mm), ce qui se traduit par une carrosserie sensiblement plus longue et un becquet de coffre légèrement convexe — à l'inverse du becquet concave du roadster, hérité de la silhouette « Pagode » de la devancière W113. La contrainte la plus délicate concerne les vitres latérales arrière : l'espace trop réduit entre la portière et le passage de roue interdit un mécanisme de descente classique. Karl Wilfert résout le problème par une solution devenue une signature visuelle à elle seule, quoique controversée à l'époque : des vitres à double vitrage segmentées par des persiennes intégrées, qui réduisent la surface mobile au point de permettre un escamotage complet de la partie avant. Cette idée de vitres à persiennes, tout comme les feux arrière striés caractéristiques de toute la génération R107/C107, provient à l'origine d'une étude stylistique de Pininfarina présentée dès 1967 — bien avant la SLC elle-même.

Une carrière plus courte que celle du roadster, mais un palmarès sportif solide

Commercialisée de 1971 à 1981 sous les appellations successives 350 SLC, 450 SLC (à partir de mars 1973), 280 SLC (à partir de 1974), 380 SLC (dernière année seulement, août 1980-juillet 1981), 450 SLC 5.0 (à partir d'août 1977) puis 500 SLC (dernière année seulement), la SLC ne connaît jamais de version 420 SLC : au moment où cette cylindrée aurait dû apparaître, la génération suivante de coupés (SEC, gamme W126) est déjà sur le marché. Son coefficient de traînée nettement meilleur que celui du roadster lui permet d'afficher des performances légèrement supérieures malgré un surpoids de 45 à 50 kg. En dix ans de carrière, la SLC trouve 62 888 acheteurs. C'est elle, et non le roadster, qui porte les couleurs de Mercedes-Benz en rallye international à la fin des années 1970 — voir La SLC en rallye (1977-1980) : le retour de Mercedes-Benz en compétition officielle.

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Provenance de cette fiche
Date d'extraction
13 sept. 2026
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