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§ 09 · Conduite

Au guidon d'un Messerschmitt : une position de pilotage entre avion et kart

Messerschmitt KR175/KR200 · 1953–1964 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

S'installer : lever la verrière, se glisser en tandem

Prendre place à bord d'un Kabinenroller commence par le geste le plus spectaculaire du véhicule : faire basculer sur le côté toute la verrière articulée pour dégager l'accès aux deux places en tandem (voir Le cercueil de Blanche-Neige : la verrière en plexiglas et son argument de vente aéronautique assumé). Le conducteur s'installe à l'avant, le passager derrière lui, dans une position bien plus proche de celle d'un kart de compétition ou d'un avion biplace que de n'importe quelle automobile de tourisme contemporaine — une sensation renforcée par la position assise très basse, directement au-dessus du train avant.

Un guidon qui se pilote du poignet, pas des bras

Une fois en mouvement, la conduite proprement dite impose de désapprendre les réflexes acquis au volant d'une automobile classique. Le guidon, relié sans démultiplication aux roues avant (voir Diriger au guidon : le système de direction le plus direct jamais monté sur une automobile de série), ne tolère que de petits mouvements du poignet : le faire pivoter en grand, comme on tournerait un volant, provoquerait un braquage bien trop violent pour la vitesse du véhicule. Les sources consultées pour ce dossier s'accordent à décrire cette direction comme extrêmement directe et précise une fois assimilée, mais déroutante pour quiconque monte à bord pour la première fois avec des réflexes de conducteur automobile classique.

Des sensations de conduite jugées supérieures à celles de l'Isetta rivale

Une comparaison directe entre les deux principales voitures-bulles allemandes, menée par un restaurateur britannique possédant les deux véhicules et déjà mobilisée dans ce corpus pour le dossier bmw-isetta/ (voir la comparaison de conduite Isetta/Messerschmitt, dossier bmw-isetta/), conclut que le Messerschmitt, plus léger, se montre plus vif que l'Isetta 300 pourtant légèrement plus puissante — au prix d'une expérience de conduite jugée nettement plus déroutante pour un conducteur habitué à l'automobile classique, en raison précisément de son guidon et de sa position proche du kart. Cette centralisation des masses le long de l'axe longitudinal, déjà documentée pour son bénéfice aérodynamique (voir Une place derrière l'autre : l'architecture tandem, unique dans l'histoire de l'automobile de série), contribue directement à cette vivacité dynamique remarquée par plusieurs sources.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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