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§ 01 · Histoire et modèles

Le KR200 remplace le KR175 (1955) : une refonte presque totale sous une silhouette presque inchangée

Messerschmitt KR175/KR200 · 1953–1964 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une même caisse, mais presque plus rien d'identique en dessous

Le Messerschmitt KR200 prend la suite du KR175 en 1955. Vu de l'extérieur, la parenté saute aux yeux : même architecture tandem, même verrière en bulle, mêmes dimensions générales. Le détail technique raconte pourtant une tout autre histoire, celle d'une quasi-refonte intégrale menée sur la base du même châssis. La cylindrée du monocylindre passe de 173 à 191 cm³ (voir Le monocylindre Fichtel & Sachs du Kabinenroller : architecture technique du 173 et du 191 cm³), la suspension arrière et la fixation du moteur sont repensées, des amortisseurs hydrauliques font leur apparition aux trois roues — une nouveauté totale, le KR175 se contentant de cônes de caoutchouc sans amortissement — et les pneumatiques passent à une section plus généreuse de 4,00 x 8. Les ailes avant, dépourvues de découpe sur le KR175, en reçoivent enfin une sur le KR200. Autre changement fonctionnel notable : l'accélérateur, jusque-là actionné par une poignée tournante au guidon comme sur une motocyclette, devient une pédale classique — une concession à l'ergonomie automobile qui s'éloigne un peu plus des origines motocyclistes du véhicule (voir Au guidon d'un Messerschmitt : une position de pilotage entre avion et kart).

Un succès commercial immédiat malgré un tarif en hausse

Vendu environ 2 500 Deutsche Mark — 400 de plus que le KR175 à son lancement — le KR200 est un succès instantané : près de 12 000 exemplaires trouvent preneur dès sa première année de commercialisation, un record de production annuelle jamais égalé par aucun autre modèle de la gamme Kabinenroller. Le véhicule est pourtant 23 kg plus lourd que celui qu'il remplace, un embonpoint largement compensé par un gain de vitesse de pointe d'environ 10 km/h.

Une gamme de finitions plus riche qu'il n'y paraît

Loin de l'image d'un véhicule unique et austère, le KR200 est proposé en plusieurs niveaux de finition. Le forfait « Export » ajoute notamment une peinture bicolore, des enjoliveurs peints assortis, une sellerie complète, un chauffage, une horloge et un pare-soleil pour la verrière — des équipements qui n'ont, malgré son nom, rien d'une adaptation à un marché étranger particulier : il s'agit simplement du niveau de finition le plus cossu proposé indifféremment à toute la clientèle (voir Sportster, Kabrio, Roadster, Sport, Service Car : l'inventaire des carrosseries du Kabinenroller pour les autres déclinaisons de carrosserie qui viendront enrichir la gamme sous l'ère FMR).

Une vitesse de pointe qui varie selon la source consultée

Les performances annoncées pour le KR200 varient sensiblement selon les documents d'époque et les synthèses qui en sont faites : une vitesse de pointe « supérieure à 90 km/h » est parfois citée, quand d'autres passages évoquent plutôt un maximum d'environ 105 km/h pour la même puissance annoncée de 10 ch — sans compter une publicité britannique d'époque revendiquant jusqu'à 108 km/h (67 mph). Cet écart, documenté dans sources/verification-croisee.md, n'est pas arbitré artificiellement ici : il illustre la difficulté de fixer une valeur unique pour un véhicule aussi léger, dont les performances réelles dépendaient fortement de l'état de la mécanique, du poids embarqué et des conditions de mesure.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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