Les moteurs CIH « cam-in-head » (1965-1998) — l'architecture qui a porté le Rekord pendant deux décennies
Une architecture hybride entre pushrod et arbre à cames en tête
Introduits en 1965 sur la Rekord Série B, les moteurs à arbre à cames en tête culbutés, dits CIH (« cam-in-head »), constituent une architecture technique intermédiaire entre le moteur culbuté classique à tiges longues (OHV) et le moteur à arbre à cames en tête complet (OHC, avec attaque directe des soupapes). Sur un CIH, l'arbre à cames est logé dans la culasse — comme sur un moteur OHC — mais continue d'actionner les soupapes par l'intermédiaire de courtes tiges et de culbuteurs, plutôt que directement. Ce compromis technique permet un régime moteur plus élevé et un meilleur remplissage qu'un OHV classique, tout en conservant une fabrication plus simple et moins coûteuse qu'un OHC intégral.
Entraînement par chaîne : un avantage de durabilité
Contrairement à de nombreux moteurs OHC concurrents de l'époque, qui adoptent la distribution par courroie crantée, les moteurs CIH d'Opel conservent un entraînement de l'arbre à cames par chaîne (ou par engrenages sur certaines versions) — un choix qui leur confère une réputation de robustesse et de longévité supérieure, la chaîne s'avérant globalement moins sujette à une rupture soudaine qu'une courroie mal entretenue. Cette caractéristique explique en grande partie la réputation de fiabilité et de facilité d'entretien durablement associée aux Rekord D et E par les propriétaires et les clubs — voir Entretien du moteur CIH — une mécanique réputée simple, points de vigilance courants.
Une carrière exceptionnellement longue chez Opel
Les moteurs CIH équipent la quasi-totalité des Rekord à partir de la Série B (1965) jusqu'à la fin de la Série E (1986), en cylindrées progressivement élargies de 1,5 à 2,2 litres, mais aussi la Manta, l'Ascona, la Kadett, le Commodore, et jusqu'aux toutes premières Oméga et Vectra. Au total, cette architecture reste en service chez Opel jusqu'en 1998 — soit trente-trois ans de carrière, un cas rare de longévité pour une architecture moteur dans l'industrie automobile européenne de la seconde moitié du XXe siècle, avant d'être définitivement supplantée par les moteurs à arbre à cames en tête complets de conception plus moderne (Family II, Ecotec).
Voir aussi
- Rekord Série A et B (1963-1966) — le premier six-cylindres et l'arrivée des moteurs « cam-in-head » · Les moteurs OHV quatre cylindres (1953-1965) — la base mécanique des premières générations de Rekord
- Entretien du moteur CIH — une mécanique réputée simple, points de vigilance courants · Les moteurs du GT — un 1,1 l Kadett et un 1,9 l « CIH » venu du Rekord (dans
opel-gt/)
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 16 sept. 2026
- Entretien du moteur CIH — une mécanique réputée simple, points de vigilance courantsOpel Rekord / Kapitän · Entretien
- Les moteurs du GT — un 1,1 l Kadett et un 1,9 l « CIH » venu du RekordOpel GT · Moteur
- Les moteurs OHV quatre cylindres (1953-1965) — la base mécanique des premières générations de RekordOpel Rekord / Kapitän · Moteur
- Rekord Série A et B (1963-1966) — le premier six-cylindres et l'arrivée des moteurs « cam-in-head »Opel Rekord / Kapitän · Histoire et modèles
- Entretien du moteur CIH — une mécanique réputée simple, points de vigilance courantsOpel Rekord / Kapitän
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- Les moteurs OHV quatre cylindres (1953-1965) — la base mécanique des premières générations de RekordOpel Rekord / Kapitän
- Tableau récapitulatif des cylindrées — du 1,2 litre d'entrée de gamme au V8 5,4 litres du DiplomatOpel Rekord / Kapitän