Les moteurs OHV quatre cylindres (1953-1965) — la base mécanique des premières générations de Rekord
Une architecture simple, héritée de l'Olympia d'avant-guerre
Les quatre premières générations du Rekord (Olympia Rekord, P1, P2, Série A) partagent une même famille de moteurs quatre cylindres à soupapes culbutées en tête entraînées par tiges et culbuteurs, dite OHV (Overhead Valve) — une architecture technique conventionnelle et éprouvée pour l'époque, directement héritée du moteur de l'Opel Olympia d'avant-guerre. Elle privilégie la simplicité de fabrication et de réparation à la performance pure, en cohérence avec le positionnement populaire et familial du modèle.
Une plage de cylindrées qui s'élargit génération après génération
La cylindrée progresse par paliers au fil des générations : 1488 cm³ sur l'Olympia Rekord (1953-1957, 40 à 45 ch), puis une plage élargie de 1196 à 1680 cm³ sur le Rekord P1 (1957-1960) selon les niveaux de finition, avant une nouvelle extension sur le P2 (1960-1963). Cette diversification progressive de l'offre moteur répond à une demande croissante de personnalisation de la clientèle allemande de l'après-guerre, entre versions d'entrée de gamme économiques et versions plus typées routières.
L'arrivée du six-cylindres en 1964
Un tournant survient en mars 1964 : la Rekord Série A introduit, pour la première fois dans la lignée, un moteur six-cylindres de 2,6 litres — jusque-là réservé aux modèles plus cossus de la gamme Opel (Kapitän, Admiral) — aux côtés des quatre-cylindres OHV existants. L'empattement du modèle est allongé de plusieurs centimètres pour accueillir ce bloc plus long, une évolution qui prépare la structure de gamme moteur (quatre-cylindres pour les versions courantes, six-cylindres pour les versions cossues) que le Rekord et le Commodore conserveront ensuite pendant près de deux décennies.
La fin de l'ère OHV avec l'arrivée du CIH
Cette famille de moteurs OHV cède la place, dès la génération suivante (Rekord Série B, 1965-1966), à la nouvelle architecture « cam-in-head » (CIH), qui deviendra la signature mécanique du Rekord jusqu'en 1986 — voir Les moteurs CIH « cam-in-head » (1965-1998) — l'architecture qui a porté le Rekord pendant deux décennies.
Voir aussi
- L'Olympia Rekord (1953-1957), première génération — quatre variantes en quatre ans · Rekord P1 et P2 (1957-1963) — le « P » de Panoramascheibe, un nom qui survit à son pare-brise
- Les moteurs CIH « cam-in-head » (1965-1998) — l'architecture qui a porté le Rekord pendant deux décennies · Rekord Série A et B (1963-1966) — le premier six-cylindres et l'arrivée des moteurs « cam-in-head »
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 16 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Opel_Rekord ↗
- L'Olympia Rekord (1953-1957), première génération — quatre variantes en quatre ansOpel Rekord / Kapitän · Histoire et modèles
- Rekord P1 et P2 (1957-1963) — le « P » de Panoramascheibe, un nom qui survit à son pare-briseOpel Rekord / Kapitän · Histoire et modèles
- Rekord Série A et B (1963-1966) — le premier six-cylindres et l'arrivée des moteurs « cam-in-head »Opel Rekord / Kapitän · Histoire et modèles
- Les moteurs CIH « cam-in-head » (1965-1998) — l'architecture qui a porté le Rekord pendant deux décenniesOpel Rekord / Kapitän · Moteur
- Rekord Série A et B (1963-1966) — le premier six-cylindres et l'arrivée des moteurs « cam-in-head »Opel Rekord / Kapitän
- Les moteurs CIH « cam-in-head » (1965-1998) — l'architecture qui a porté le Rekord pendant deux décenniesOpel Rekord / Kapitän
- Tableau récapitulatif des cylindrées — du 1,2 litre d'entrée de gamme au V8 5,4 litres du DiplomatOpel Rekord / Kapitän
- L'Olympia Rekord (1953-1957), première génération — quatre variantes en quatre ansOpel Rekord / Kapitän