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§ 01 · Histoire et modèles

Découvrable, Cabriolet, Coupé : les trois carrosseries « loisir » de la 203

Peugeot 203 · 1948–1960 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Après avoir consolidé sa gamme utilitaire dès 1949 (voir Les utilitaires 203 : pick-up, fourgon « paquet de tabac », ambulance et châssis-cabine et Familiale et Commerciale : les breaks de la 203), Peugeot élargit progressivement l'offre 203 vers des carrosseries plus statutaires, à la diffusion nettement plus confidentielle mais qui marquent durablement l'image du modèle.

La berline découvrable (1949-1954)

Présentée au Salon de Paris 1949, un an après la berline, la découvrable est en réalité une berline classique dont le pavillon se replie en toile — une formule intermédiaire entre la berline fermée et le cabriolet. Elle bénéficie de sièges en cuir à partir de septembre 1950, en finition Luxe uniquement. Son plancher, davantage sollicité par la suppression du toit rigide, nécessite un renforcement de la plate-forme, ce qui explique un léger décalage de sa mise en production par rapport à la berline. Lancée à 525 000 francs contre 490 000 francs pour la berline standard, elle reste néanmoins d'un prix raisonnable. Sa carrière s'achève fin 1954, mais avec 11 514 exemplaires, elle demeure — selon Wikipédia — la plus diffusée de toutes les berlines découvrables produites en France dans l'après-guerre, un chiffre à comparer aux 25 218 familiales construites sur la même période (voir Familiale et Commerciale : les breaks de la 203). En l'absence de version découvrable équivalente chez Simca sur l'Aronde, la 203 découvrable reste sans réelle concurrence directe sur son segment.

Le cabriolet (1951-1956)

Le cabriolet, à la gestation plus longue que la berline, n'est dévoilé qu'au Salon de Paris 1951. Il se distingue par un équipement supérieur : sellerie cuir proposée en trois coloris (noir, bleu ou rouge). En octobre 1954, il prend l'appellation « Grand Luxe », justifiée par une finition encore relevée — calandre intégrant des phares antibrouillard, ailes ornées de sabots chromés, volant spécifique, montre électrique, double pare-soleil, pneus à flancs blancs. Le cabriolet reste au catalogue plus longtemps que la découvrable et le coupé, jusqu'en octobre 1956, où il cède sa place au cabriolet de la gamme 403 (voir 1955-1960 : la cohabitation avec la 403 et l'héritage d'une lignée numérotée). Sa production totalise 2 567 exemplaires selon Wikipédia.

Le coupé (1952-1954) : la version la moins réussie de la gamme

Lancé au Salon 1952, un an après le cabriolet, le coupé achève de compléter la gamme « loisir » de la 203. Sa ligne est unanimement jugée moins heureuse que celle des autres carrosseries : un pavillon jugé trop haut et trop court dessert l'ensemble. Accueilli fraîchement par la clientèle, il disparaît du catalogue dès 1954 après seulement 953 exemplaires — la plus faible diffusion de toute la gamme 203, tourisme et utilitaires confondus.

Une gamme « loisir » qui recule à mesure que la 403 s'installe

Découvrable, cabriolet et coupé illustrent chacun à leur façon la place croissante prise par la version 403 à partir de 1955 : la découvrable et le coupé disparaissent dès 1954, avant même l'arrivée officielle de la 403, tandis que le cabriolet tient deux années de plus grâce à sa finition Grand Luxe, avant de céder définitivement la place à son homologue 403 en 1956.

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Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org (recoupé avec motorlegend.com)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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