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§ 13 · Achat administratif

Points de corrosion à vérifier avant l'achat d'une Peugeot 204/304

Peugeot 204 · depuis 1965 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Comme la plupart des automobiles françaises de sa génération, la 204 n'a bénéficié d'aucune protection anticorrosion moderne à sa fabrication — le seul apprêt sous peinture, jusque vers 1972, n'assurant qu'une protection limitée (voir Couleurs et teintes d'origine de la Peugeot 204/304). Un demi-siècle plus tard, la rouille reste le premier critère de sélection à l'achat, loin devant l'état mécanique.

Les points de corrosion principaux

L'examen d'un exemplaire à l'achat doit porter en priorité sur :

  • Les fixations de portes, droite et gauche.
  • Les passages de roues avant, dont la rouille se propage vers les planchers et les longerons.
  • Les points d'ancrage des planchers et des longerons, avant et arrière.
  • Les passages de roues arrière, longerons et bas de caisse arrière.
  • Le bas des ailes arrière, au niveau de la fixation des baguettes chromées.
  • L'entourage de pare-brise et le puits d'essuie-glace.
  • L'entourage des logements de phares.
  • La malle arrière, en particulier le haut au niveau des ferrures de fixation.
  • Les sabots d'aile arrière.
  • La jupe arrière, en particulier au niveau de la sortie d'échappement (voir Les différents systèmes d'échappement de la Peugeot 204).

Portières : un point de contrôle systématique

Les charnières de porte sont fréquemment corrodées, tout comme le bas des portières (côté intérieur, très souvent, et côté extérieur, fréquemment) et le haut de la portière sous le lèche-vitre, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. En cas de changement de portière nécessaire, mieux vaut privilégier une pièce de remplacement en très bon état plutôt qu'une réparation aléatoire ; il est par ailleurs possible de retailler des lèche-vitres de portes de 104 coupé en remplacement, une astuce de compatibilité entre modèles.

Longerons et bas de caisse : la vigilance prioritaire

Les longerons, très souvent attaqués à la jointure entre planchers avant et arrière, se détectent en soulevant les garnitures intérieures, qui viennent parfois elles-mêmes avec la rouille. Les bas de caisse, heureusement amovibles sur les coupés, cabriolets et berlines de la gamme, peuvent dissimuler sous une réparation récente un problème bien plus grave et coûteux situé au niveau des longerons eux-mêmes — une vigilance particulière s'impose donc face à toute peinture ou réparation manifestement récente.

Pare-brise : une cause de corrosion insidieuse

Le joint de pare-brise mérite d'être démonté lors d'un contrôle sérieux : l'eau stagne sous sa partie basse, finissant par percer un trou d'où elle s'écoule ensuite vers les planchers et longerons avant. Le puits d'essuie-glace est un autre point sensible : son canal d'évacuation se bouche fréquemment (feuilles mortes notamment), provoquant une stagnation d'eau corrosive dans les zones environnantes.

Un plancher pourri n'est pas (encore) un motif de refus au contrôle technique

Point de vigilance méthodologique souligné par la source elle-même : un plancher très dégradé, voire absent par endroits et remplacé par des rustines de fortune mal exécutées, n'est, au moment de la rédaction du guide, pas nécessairement un motif de refus au contrôle technique — ce qui incite certains vendeurs à masquer l'état réel du véhicule derrière une peinture fraîche. Le contrôle du plancher d'un cabriolet en particulier en dit souvent long sur l'état général du reste de la caisse.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
204.free.fr
Auteur du site
204.free.fr (site cité comme référence par ma204.free.fr et par le forum de l'Amicale 204-304)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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