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§ 07 · Carrosserie

Couleurs et teintes d'origine de la Peugeot 204/304

Peugeot 204 · depuis 1965 · 4 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Sur l'ensemble de sa carrière (1965-1980 en comptant la 304), Peugeot applique pas moins de 47 teintes différentes sur la gamme 204/304, avec un système de numérotation qui évolue en cours de route et complique aujourd'hui l'identification d'une teinte d'origine.

Un système de numérotation renuméroté en cours de carrière

Sur les nuanciers postérieurs à 1974 environ, les références passent progressivement de 4 à 3 chiffres (exemple : Sable 1353 devient Sable 253) — mais cette renumérotation reste propre aux nuanciers commerciaux, la référence à 4 chiffres continuant, elle, d'être utilisée dans la documentation technique « sous le capot ». Le tableau de correspondance complet (classement par numéro et par nom) figure dans la documentation source ; à titre d'exemple, les six teintes lancées avec la toute première série « petits feux » en avril 1965 sont Blanc Courchevel 1079, Ivoire Djibouti 1096, Bleu ciel 1066, Rouge rubis 1024, Vert antique 1107 et Noir 1000 — voir le détail de cette période spécifique dans Les 204 « petits feux » — la toute première série (1965-1966).

Repères de restauration valables pour toute la gamme

Plusieurs conventions de peinture, indépendantes de la teinte extérieure choisie, s'appliquent uniformément à l'ensemble de la production 204/304 et constituent des repères utiles en restauration :

  • Apprêt sous la peinture : jusque vers 1972, en l'absence de cataphorèse, la seule protection est un apprêt foncé d'une teinte caractéristique brun à reflets parfois bordeaux (qui a également tendance à noircir avec le temps). Fait surprenant relevé par l'auteur : il s'agit en réalité d'une couleur Citroën, le « brun châssis AC 727ᵃ ».
  • Jantes tôle : gris métallisé 1027.
  • Planche de bord : noir vermiculé 1000 (sauf 304 berline jusqu'à décembre 1969 et 204 CC de juillet à décembre 1969, en beige vermiculé 1310).
  • Pare-soleil : gris-beige 3080 jusqu'en avril 1967, puis blanc 3173 — sauf sur cabriolet, en noir 1000 depuis le début de la production.
  • Bas de caisse et trains roulants (coupé/cabriolet) : laque brillante noir 1000.
  • Ciel de toit : gris-beige 3080, puis blanc 3173 à partir de juillet 1966.
  • À partir du Salon 1972, le simili « teppline » (habillage plastique façon cuir des versions S/SLS) se distingue du « teppluxe » des autres versions.

Deux teintes de cabriolet évoquées par la communauté

Un fil du forum de l'Amicale 204-304 consacré à la recherche d'une photo de cabriolet en teinte « aigue marine » (référence 1159) confirme, en creux, une difficulté fréquente pour les propriétaires hésitant entre plusieurs teintes de restauration : certaines couleurs pourtant bien référencées dans le teintier restent très peu représentées en photo, faute d'exemplaires survivants ou simplement documentés. Le même échange identifie un cas plus marqué encore, le jaune safran (référence 1324), décrit par plusieurs membres expérimentés comme quasiment introuvable en photo récente, y compris chez les meilleurs connaisseurs de la teinte 204/304 — seule une source extérieure au forum (un site spécialisé dans le cabriolet 304) a permis d'en localiser un exemplaire.

🗳️ Un débat communautaire non tranché : jusqu'où va « l'origine » ?

Le même échange, dérivant naturellement vers la question plus large des teintes non conformes à l'origine, documente un débat récurrent au sein de la communauté 204/304, jamais tranché de façon définitive : certains membres défendent une conformité stricte aux teintes catalogue (allant jusqu'à critiquer des choix pourtant discrets, comme des clignotants blancs à la place des orange d'origine), tandis que d'autres assument des repeintes dans des teintes appartenant à la gamme Peugeot mais non prévues à l'origine pour la 204/304 (un cabriolet 304 en vert « Roland Garros », teinte associée à la 205 GTI des années 1990, est cité en exemple) — une pratique jugée par ses défenseurs comme une simple « entorse » mineure dès lors que la teinte reste d'origine Peugeot et que le véhicule n'est pas transformé mécaniquement. Une formule reste comme résumé de ce débat côté puriste : « l'origine s'arrête où le tuning commence » — sans qu'un consensus clair ne se dégage sur l'endroit exact où placer cette limite.

Sources pour retrouver une teinte d'origine

L'identification fiable d'une teinte d'origine s'appuie sur le croisement des teintiers Peugeot annuels, des bulletins de service et, pour les cas les plus incertains, sur les nuanciers d'origine conservés par l'association L'Aventure Peugeot (voir L'Aventure Peugeot Citroën DS — certificats d'authenticité et carte grise collection pour le rôle plus large de cette association dans l'authentification des véhicules). La correspondance teinte extérieure/teinte intérieure n'est pas non plus arbitraire : elle suit des règles d'association précises par teinte et par période, documentées dans le détail pour la première série dans Les 204 « petits feux » — la toute première série (1965-1966).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
ma204.free.fr
Auteur du site
Pierre Jullien
Date d'extraction
12 sept. 2026
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