Aller au contenu
§ 10 · Production internationale

Le réseau mondial de production de la 405, hors Iran

Peugeot 405 · 1987–1997 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Bien avant de devenir le phénomène industriel iranien qu'elle est restée (voir L'accord Iran Khodro de 1990 et le lancement de la 405 iranienne), la 405 est conçue dès l'origine comme une voiture à vocation mondiale, assemblée sur quatre continents.

Les deux sites européens

  • Sochaux (France) : site principal, production des versions à conduite à gauche de 1987 à 1997 ;
  • Ryton-on-Dunsmore (Royaume-Uni) : ancienne usine du groupe Rootes puis Chrysler, où sont assemblées les versions à conduite à droite à partir de janvier 1988 — un site qui signe au passage l'arrêt de mort des dernières Talbot 1510 et Solara britanniques (seul l'utilitaire Express au sigle Talbot continuera d'y être produit jusqu'en 1992).

Une extension rapide hors d'Europe

PaysSite / partenairePériode
ZimbabweQuest Motor Manufacturing (Mutare)1987-2002
IndonésieGaya Motor (Jakarta)1989-1997
TaïwanYu-Tien Motors (Changhua)1989-1995 (arrêt sur faillite du partenaire)
ThaïlandeYMC Assembly1989-1997
ChiliFranco-Chilena (Los Andes)1988-2001
ÉgypteWagih Abaza / AAV (Le Caire)1992-2013 (1ʳᵉ période)
ArgentineSevel (Villa Bosch)1992-2000/2001
PologneFSC Lublin1993-1995
IranIran Khodro (Téhéran)1991/1992-2024 (voir dossier dédié)

L'Argentine, un succès à part entière

Sur le marché argentin, la 405 connaît un succès commercial notable et durable : plus de 500 000 exemplaires y auraient été vendus au total selon une estimation reprise par Wikipédia anglophone, un chiffre à recouper avec celui, plus modeste, de 50 701 unités assemblées localement entre 1992 et l'arrêt des chaînes en 2001 selon Wikipédia francophone — écart qui s'explique vraisemblablement par la distinction entre véhicules assemblés sur place et ventes totales incluant les exemplaires importés avant le démarrage de la production locale, consigné comme divergence non tranchée dans sources/verification-croisee.md.

La Pologne, un échec industriel isolé

À rebours de la plupart des autres implantations, la coopération avec le constructeur polonais FSC Lublin tourne court : à peine 3 802 à 4 000 exemplaires (selon les sources) sont assemblés entre 1993 et 1995 avant l'arrêt de la coopération, un échec industriel isolé dans le parcours par ailleurs très réussi de la 405 à l'export.

Le Zimbabwe, une longévité méconnue

Moins connue que l'épopée iranienne, l'assemblage local au Zimbabwe par Quest Motor Manufacturing se poursuit jusqu'en 2002, soit six ans après l'arrêt de la production française — un exemple supplémentaire, à plus petite échelle, du même phénomène de prolongation de carrière sur les marchés émergents que l'on retrouve associé à d'autres Peugeot de la période, à l'image de la 504 en Afrique (voir La légende africaine de la 504 — « la reine des pistes », corpus peugeot-504/).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci